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Nouveau-Brunswick
Le drapeau national acadien (1884) fut adopté lors de la deuxième convention nationale des Acadiens tenue à Miscouche (Île-du-Prince-Édouard). Il est le symbole des Acadiens de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard. Le drapeau tricolore rappelle celui de la France et l'étoile jaune représente Notre-Dame de l'Assomption, la patronne alléguée des Acadiens.
Le drapeau de la province du Nouveau-Brunswick, adopté le 24 février 1965, est une version quelque peu stylisée de ses armoiries accordées le 26 mai 1868. Le lion doré symbolise les liens avec le Royaume-Uni. Le bateau évoque l'importance de la construction navale et de la navigation pour la province.
La population
La langue française
- La population du Nouveau-Brunswick se partage entre deux grands groupes linguistiques. Les deux tiers des 720 000 habitantes et habitants de la province sont de langue maternelle anglaise, les autres appartenant presque tous au groupe francophone. Les langues maternelles non officielles sont presque absentes du paysage linguistique. Après l'anglais et le français, la langue maternelle la plus courante est l'allemand, avec 1 420 sujets parlants.
- Le nombre de résidents et résidents de langue maternelle française n'a cessé de croître entre 1951 et 1991, passant progressivement de 185 110 à 243 690. Cela reflète le dynamisme d'une communauté peu touchée par le transfert linguistique.
Population selon la langue maternelle, 2001, Nouveau-Brunswick ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Langue maternelle française, 1951-2001, Nouveau-Brunswick ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada, 2001Âges
- La communauté acadienne du Nouveau-Brunswick est vieillissante, à l'image des populations des pays d'économie avancée. La structure d'âge de la population francophone est similaire à celle de la population de l'ensemble de la province, avec un âge médian très proche (40 ans contre 38).
- Les jeunes y sont toutefois moins nombreux, ce qui pourrait menacer à plus ou moins brève échéance l'équilibre entre les deux groupes.
Distribution des âges, Francophones, 2001, Nouveau-Brunswick ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001Répartition géographique des communautés francophones
- La communauté acadienne regroupait 243 690 personnes de langue maternelle française en 2001, soit 33,2 % de la population totale de la province.
- Les Acadiennes et Acadiens du Nouveau-Brunswick vivent surtout le long des côtes, de Cap-Pelé à Miscou, et à l'intérieur des terres jusqu'à Saint-Jacques. On note trois zones de forte concentration : le Madawaska, la Péninsule acadienne au nord-est de la province et le Sud-Est.
- Les sept comtés de Gloucester, Kent, Madawaska, Northumberland, Restigouche, Victoria et Westmorland regroupent 93,5 % des francophones de la province. Quatre de ces comtés sont majoritairement francophones, dans une proportion variant de 62 à 94 %.
- Le Nouveau-Brunswick est encore peu urbanisé. La population se distribue dans de petites communautés rurales à l'intérieur desquelles les francophones sont très fortement majoritaires.
- Quelques centres urbains émergent comme foyers de la vie française : Edmundston dans le Madawaska, francophone à 91 %, mais aussi Bathurst et Moncton/Dieppe, respectivement francophones à 49 % et 39 %. Ces communautés sont parfois séparées les unes des autres soit par de vastes étendues forestières, soit par des corridors purement anglophones comme celui de la vallée de la Miramichi, ou des zones au peuplement mixte, comme dans la région de Moncton.
- Dans les régions à forte majorité anglophone, les Acadiennes et Acadiens se regroupent autour des centres communautaires francophones de Fredericton, Saint-Jean et Miramichi.
Affirmation du français comme langue parlée à la maison
- En 2001, 220 050 personnes affirmaient parler le français le plus souvent à la maison au Nouveau-Brunswick, comparativement à 199 080 en 1971.
- En plus de ces gens pour qui le français est la principale langue d'usage à la maison, 24 820 personnes disent utiliser le français régulièrement au foyer, témoignant de la force de la langue même dans les mariages exogames.
Le français parlé à la maison, 1971-2001, Nouveau-Brunswick ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
La connaissance du français, 1951-2001, Nouveau-Brunswick ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
Personnes de langue maternelle française : 243 690
Personnes de langue maternelle anglaise : 471 010
Personnes connaissant les deux langues officielles : 245 865
Population de langue autre : 12 625
Population total : 720 000
Les principaux organismes représentatifs
La population acadienne s'est dotée d'un réseau associatif local, régional et provincial regroupant des milliers de personnes intéressées au développement des différents secteurs de la société acadienne.
Fondée en 1973, la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB), principal organisme porte-parole de la province, compte 20 000 membres.
702, rue Principale, bureau 204
Petit-Rocher (NB)
E8J 1V1
Téléphone : (506) 783-4205
Télécopieur : (506) 783-0629
Courriel : saanb@nbnet.nb.ca
Site Web : www.saanb.org
Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)
140, rue Botsford, pièce 17
Moncton (NB)
E1C 4X5
Téléphone : (506) 852-3313
Télécopieur : (506) 852-3401
Courriel : acadart@nbnet.nb.ca
Site Web : www.aaapnb.ca
Association acadienne et francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick
7, rue Beau-Rivage
Richibouctou (NB)
E4W 3W4
Téléphone : (506) 523-0090
Télécopieur : (506) 523-7009
Courriel : rogdoi@nbnet.ca
Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (L') (AEFNB)
C. P. 712
650, rue Montgomery
Fredericton (NB)
E3B 5B4
Téléphone : (506) 452-8921
Télécopieur : (506) 453-9795
Courriel : aefnb@nbnet.nb.ca
Site Web : www.aefnb.nb.ca
Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick (AJEFNB)
Pavillon A.-J.-Cormier
Université de Moncton
Moncton (NB)
E1A 3E9
Téléphone : (506) 853-4151
Télécopieur : (506) 853-4152
Courriel : ajefnb@umoncton.ca
Site Web : www.ajefnb.nb.ca
Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick (ARCANB)
C.P. 1232
Moncton (NB)
E1C 8P9
Téléphone : (506) 384-3338
Télécopieur : (506) 854-5151
Courriel : roland@arcanb.ca
Site Web : www.arcanb.ca
Association des travailleurs en loisirs du Nouveau-Brunswick
421, ave Acadie
Dieppe, (NB)
E1A 1H4
Canada
Téléphone : (506) 859-7196
Télécopieur : (506) 859-7191
Site Web : www.atlnb.ca
Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB)
702, rue Principale, bureau 322
Petit-Rocher (NB)
E8J 1V1
Téléphone : (506) 542-2622
Télécopieur : (506) 542-2618
Courriel : afmnb@afmnb.org
Site Web : www.afmnb.org
Carrefour Beausoleil
300, chemin Beaverbrook
Miramichi (NB)
E1V 1A1
Téléphone : (506) 627-4125
Télécopieur : (506) 627-4592
Courriel : communications@nb.aibn.com
Site Web : www.carrefourbeausoleil.ca
Comités de parents du Nouveau-Brunswick
421, avenue Acadie
Dieppe (NB)
E1A 1H4
Téléphone : (506) 859-8107 / 1-888-369-9955
Télécopieur : (506) 859-7191
Courriel : cpnb@nb.aibn.com
Site Web : www.bdaa.ca/parents
Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB)
236, rue St-Georges, bureau 314
Moncton (NB)
E1C 1W1
Téléphone : (506) 857-3143 / 1-800-561-4446
Télécopieur : (506) 857-9906
Courriel : cenb@cenb.com
Site Web : www.cenb.com
Conseil provincial des sociétés culturelles
27, rue John
Moncton (NB)
E1C 2G7
Téléphone : (506) 858-8000
Télécopieur : (506) 855-0738
Courriel : rboulay@nbnet.nb.ca
Site Web : www.cpscnb.com
Coopérative de Théâtre l'Escaouette
170, rue Botsford
Moncton (NB)
E1C 4X6
Téléphone : (506) 855-0001
Télécopieur : (506) 855-0010
Courriel : escaouette@nb.aibn.com
Égalité La revue acadienne d'analyse politique
C. P. 27050
Moncton (NB)
E1A 6V3
Téléphone : (506) 858-3732
Télécopieur : (506) 858-4544
Courriel : egalite@umoncton.ca
Site Web : www.umoncton.ca/egalite
Fédération d'alphabétisation du Nouveau-Brunswick (La)
317, avenue King
Bathurst (NB)
E2A 1P4
Téléphone : (506) 548-5551 / 1-866-473-4404
Télécopieur : (506) 548-5564
Courriel : fanb@nbnet.nb.ca
Site Web : www.nald.ca/fed.htm
Fédération des agriculteurs et agricultrices francophones du Nouveau-Brunswick
18, rue de l'École
Edmunston (NB)
E3V 1X6
Téléphone : (506) 735-4886
Télécopieur : (506) 737-4070
Courriel : faafnb@nbnet.nb.ca
Site Web : www.faafnb.nb.ca
Fédération des caisses populaires acadiennes
Place de l'Acadie
295, boul. St-Pierre Ouest, C.P. 5554
Caraquet (NB)
E1W 1B7
Téléphone : (506) 726-4000
Télécopieur : (506) 726-4001
Site Web : www.acadie.com/mouvement/jalon.cfm
Fédération des dames d'Acadie (FDA)
360, promenade Parkside, bureau 204
Bathurst (NB)
E2A 1N4
Téléphone : (506) 546-3033
Télécopieur : (506) 546-6688
Courriel : fda@nb.sympatico.ca
Site Web : www.ceibathurst.com/fda
Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM)
Local B-101, Centre étudiant, Centre universitaire de Moncton
Moncton (NB)
E1A 3E9
Téléphone : (506) 858-4484
Télécopieur : (506) 858-4503
Courrielo : feecum@umoncton.ca
Site Web : www.umoncton.ca/feecum
Fédération des guides du Nouveau-Brunswick (FGNB)
559, route 530
R.R. 1, Boîte 28C
Grande-Digue (NB)
E0A 1F0
Téléphone : (506) 533-3888 / 1-888-613-3888
Télécopieur : (506) 533-3889
Courriel : fgnb@hotmail.com
Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB)
318-B, rue Amirault
Dieppe (NB)
E1A 1G3
Téléphone : (506) 857-0926
Télécopieur : (506) 388-1368
Courriel : fjfnb@fjfnb.nb.ca
Site Web : www.fjfnb.nb.ca
Fédération des scouts de l'Atlantique
126, chemin Gérard
Haut Saint-Antoine (NB)
E4V 3B1
Téléphone : (506) 525-2093
Télécopieur : (506) 525-9548
Courriel : scoutatl@nb.sympatico.ca
Site Web : personal.nbnet.nb.ca/scoutatl
Festival acadien de Caraquet / Comité du Gala de la chanson de Caraquet
220, boul. St-Pierre Ouest, bureau 312
Caraquet (NB)
E1W 1A5
Tél. : (506) 727-2787
Téléc. : (506) 727-1995
Courriel : festival@nbnet.nb.ca
Site Web : festival.acadie.net
Institut féminin francophone du Nouveau-Brunswick
422-3, rue Arseneau
Tracadie-Sheila (NB)
E1X 1B3
Téléphone : (506) 395-1804
Télécopieur : (506) 393-6685
Courriel : instfeminin@nb.aibn.com
Mouvement acadien des communautés en santé du Nouveau-Brunswick (MACSNB)
220, boul. St-Pierre Ouest, bureau 215
Caraquet (NB)
E1W 1A5
Téléphone : (506) 727-5667
Télécopieur : (506) 727-0899
Courriel : macsnb@nb.sympatico.ca
Site Web : www.crcp.nb.ca/macs
Société des enseignantes et enseignants retraités francophones (SERF-NB)
203, avenue McSweeney
Moncton (Nouveau-Brunswick)
E1C 7E3
Téléphone : (506) 389-8127
Société des Jeux de l'Acadie
702, rue Principale, bureau 210
Petit-Rocher (Nouveau-Brunswick)
E8J 1V1
Téléphone : (506) 783-4207
Télécopieur : (506) 783-4209
Courriel : info@jeuxdelacadie.org
Site Web : www.jeuxdelacadie.org
Théâtre populaire d'Acadie
220, boul. St-Pierre Ouest, bureau 302
Caraquet (NB)
E1W 1A5
Téléphone : (506) 727-0920
Billetterie : 1-800-TPA-0920
Télécopieur : (506) 727-0923
Courriel : tpa@nbnet.nb.ca
Site Web : tpa.acadie.net
Université de Moncton
Campus de Moncton
165, avenue Massey
Moncton (NB)
E1A 3E9
Téléphone : (506) 858-4113 / 1-800-363-8336, poste 2
Télécopieur : (506) 858-4544
Courriel : info@umoncton.ca
Site Web : www.umoncton.ca
Les arts et la culture
- L'une des facettes les mieux connues de l'Acadie du Nouveau-Brunswick est sans contredit son monde artistique. Les créateurs et créatrices du Nouveau-Brunswick montrent au monde le vrai visage de l'Acadie depuis plusieurs décennies. Grâce à de nombreuses manifestations, locales et à l'étranger, les artistes acadiens du Nouveau-Brunswick bénéficient maintenant d'une renommée internationale.
- Après les nombreux efforts déployés pendant une quinzaine d'années par l'ensemble des intervenants du monde artistique et culturel, la province du Nouveau-Brunswick s'est dotée, le 27 février 2002, d'une politique culturelle. Cependant, le secteur des arts et de la culture est encore largement sous-financé, le Nouveau-Brunswick étant la province au pays où il se dépense le moins d'argent par habitant pour la culture.
- La production provinciale cinématographique connaît une période de croissance.
- La province offre des incitatifs dans le cadre de Film NB (programmes d'aide au développement et à la production, crédits d'impôt et programme de soutien à l'industrie).
- De même, la province offre des incitatifs dans le cadre d'Initiative sonore NB (programme d'infrastructure, enregistrement sonore et démo, marketing du produit, développement de talents).
- La disparition de la première maison d'édition, les Éditions d'Acadie, n'empêche pas de nombreux écrivains professionnels de publier aux Éditions : Perce-Neige, Marévi, Boutons d'or d'Acadie, de la Grande Marée et de la Francophonie (la plus récente maison).
- Quelques librairies francophones sont actives, dont : la Libraire acadienne (Campus de Moncton), Le Bouquin (Tracadie), la Librairie Pélagie (Shippagan) et la Librairie Matulu (Edmunston).
- Il existe un réseau provincial de bibliothèques publiques.
- Plus de 300 artistes évoluent dans toutes les disciplines (sculpture, peinture, photographie, céramique, arts graphiques, multimédia, etc.).
- On compte trois compagnies de théâtre professionnelles : le Théâtre populaire d'Acadie, le Théâtre l'Escaouette et la plus récente, le collectif Moncton-Sable.
- S'ajoutent quelques compagnies de danse, dont les Productions DansEncorps.
- L'Acadie du Nouveau-Brunswick dispose d'un réseau d'institutions patrimoniales important. Une dizaine d'établissements spécialisés de langue française assurent une représentation de l'Acadie du passé, du présent et de l'avenir :
- Aquarium du Centre marin (Shippagan)
- Pays de la Sagouine (Bouctouche)
- Village historique acadien (Caraquet)
- Lieu historique national du Canada du Monument Lefebvre (Vallée de Memramcook)
- Musée Madawaska (Edmundston)
- Jardins publics du Nouveau-Brunswick (Edmunston)
- Centre culturel Aberdeen (Moncton)
- Galerie d'art de l'Université de Moncton (Moncton)
- Galerie Restigouche (Campbellton)
- Fort Beauséjour (Aulac)
- Centre culturel de Caraquet
- Le Conseil provincial des sociétés culturelles coordonne un réseau de 13 sociétés culturelles.
- Le Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) diffuse des spectacles.
- Toutes les régions de l'Acadie bénéficient d'une animation culturelle locale.
- Animation culturelle aussi dans les trois centres scolaires et communautaires.
- Une trentaine de festivals incluent le Festival acadien de Caraquet, la Foire Brayonne (Edmundston), le Festival du Homard (Shédiac), la FrancoFête (Moncton) et la fête du 15 août (400e anniversaire de l'Acadie, un peu partout).
- Divers festivals culturels spécialisés : Festival international de musique baroque (Lamèque), Moisson d'Art (Tracadie-Sheila), Festival des arts visuels en Atlantique (Caraquet), Festival des vins du monde (Moncton), Festival des vins français (Caraquet), Festival international du cinéma francophone en Acadie (Moncton), La Nuit internationale du Conte en Acadie (Petit-Rocher), Festival littéraire international Northrop Frye (Moncton).
- Les galas annuels comprennent le Gala de la chanson de Caraquet, le Gala des prix Éloizes, le GALA FM en Acadie, à Moncton, et le Gala de l'entrepreneur de l'année.
L'économie
- Les piliers traditionnels de l'économie acadienne au Nouveau-Brunswick sont la pêche, la forêt et l'agriculture.
- L'entrepreneuriat acadien est présent dans le secteur des services et celui de la production. Les efforts se tournent actuellement vers les technologies de l'information et des communications.
- Les Acadiennes et les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont créé le mouvement coopératif acadien. La Fédération des caisses populaires acadiennes (réseau de caisses francophones) compte une centaine d'organisations et 85 centres de services dans la province.
- Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB) regroupe des gens d'affaires (1 100 membres) de toutes les régions acadiennes et francophones. Par son animation économique auprès de ses membres, le CENB est un lobby important auprès du gouvernement.
- On assiste à un élan remarquable en ce qui concerne le développement de petites et moyennes entreprises (PME) acadiennes. Dans la seule région de Shédiac-Kent, près des trois quarts des entreprises appartiennent aux Acadiens. Plus de 60 % de celles-ci ont cinq employés ou moins.
Ressources économiques francophones
Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB)
236, rue Saint-Georges, bureau 314
Moncton (NB) E1C 1W1
Tél. : (506) 857-3143/1-800-561-4446
Téléc. : (506) 857-9906
Courriel : cenb@cenb.com
Site Web : http://www.cenb.com/
Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE) du Nouveau-Brunswick
1094, rue du Parc
Paquetville (NB) E8R 1J4
Tél. : (506) 764-9876
Téléc. : (506) 764-9874
Courriel : rdee@cenb.com
Site Web : http://www.nb.gazel.ca/
L'éducation
- Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne à avoir une dualité linguistique dans son système d'éducation. L'enseignement en français est disponible partout en province.
- L'éducation en français, de la maternelle jusqu'à la douzième année, est accessible dans toutes les régions acadiennes.
- La province compte 143 écoles primaires et secondaires de langue française, y compris les écoles maternelles.
- L'Université de Moncton et ses campus à Moncton, à Shippagan et à Edmundston offrent les programmes en français.
- Réseau de quatre collèges communautaires francophones (Bathurst, Edmundston, Campbellton et Dieppe).
- Divers collèges privés francophones dans toutes les régions.
- Le Centre international de la common law en français (CICLEF) de l'Université de Moncton.
- Le Centre de recherche et de développement en éducation (CRDE) à l'Université de Moncton.
- Le Centre de recherche en linguistique appliquée (CRLA) de l'Université de Moncton.
- Le Centre international pour le développement de l'inforoute en français (CIDIF).
- Le concept des centres scolaires et communautaires a vu le jour au Nouveau-Brunswick. Ces centres agissent comme des lieux de convergence de la communauté autour de laquelle ils sont construits en offrant une programmation socioculturelle, artistique et communautaire. On y retrouve également certains services commerciaux. Il y a des centres scolaires et communautaires à Fredericton, Saint-Jean (St. John) et Miramichi.
- Quatre-vingts centres d'apprentissage communautaires répartis dans 40 communautés (dont TéléÉducation NB a cessé ses activités le 7 mai 2004).
- Semaine annuelle de la fierté française dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick.
Scolarité
- Les Acadiennes et Acadiens du Nouveau-Brunswick sont relativement peu scolarisés. Plus de 50 % d'entre eux n'ont pas complété leur secondaire, contre près de 40 % pour l'ensemble de la population.
- Celles et ceux qui ont fréquenté l'université sont proportionnellement peu nombreux : à peine 16,2 % des francophones, proportion inférieure à la moyenne provinciale.
- Ces données traduisent une réalité propre aux régions rurales dépendantes des ressources où se concentrent les francophones du Nouveau-Brunswick. Les régions plus urbaines, surtout anglophones, attirent les jeunes qui désirent poursuivre leur scolarité au-delà du secondaire.
Scolarité des francophones, 2001, Nouveau-Brunswick
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Source : Statistique Canada, recensement de 2001Les emplois
Les entrepreneurs francophones
Le Nouveau-Brunswick compte 9 475 Acadiennes et Acadiens qui possèdent leur propre entreprise. Les entrepreneurs acadiens constituent 7,5 % de la main-d'œuvre francophone. Un grand nombre de ces travailleurs indépendants emploient d'autres personnes, fournissant ainsi de l'emploi aux francophones et aux autres résidentes et résidents de la province.
Secteurs d'emplois
- Une très large proportion des Acadiennes et Acadiens du Nouveau-Brunswick travaillent dans les industries productrices de biens : l'agriculture, la pêche et la forêt notamment, mais aussi les industries de transformation où l'on retrouve nombre de travailleurs et travailleuses.
- Les francophones sont relativement nombreux dans le secteur des services publics où la proportion de la main-d'œuvre acadienne et francophone en administration publique, en éducation, en santé et en services sociaux dépasse 27 %.
- Leur présence dans le secteur tertiaire non public est en train de s'affirmer : plus de 15 % d'entre eux travaillent dans le secteur du commerce de gros et de détail, et les francophones de la province commencent à occuper la sphère des services financiers, des services aux entreprises, etc.
Main-d'œuvre selon les secteurs d'activité, francophones, 2001, Nouveau Brunswick
Secteurs
Nombre de travailleurs francophones
% de la main-d'oeuvre francophone
Agriculture, foresterie, chasse et pêche
7 665
6,2
Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz
1 575
1,3
Services publics
805
0,7
Construction
8 630
7
Fabrication
20 480
16,6
Commerce de gros
3 525
2,9
Commerce de détail
12 880
10,4
Transport et entreposage
5 320
4,3
Industrie de l'information et industrie culturelle
2 160
1,7
Finance et assurances
3 920
3,2
Services immobiliers et services de location et de location à bail
915
0,7
Services professionnels, scientifiques et techniques
3 205
2,6
Gestion de sociétés et d'entreprises
10
0
Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement
3 995
3,2
Services d'enseignement
8 420
6,8
Soins de santé et assistance sociale
14 950
12,1
Arts, spectacles et loisirs
1 890
1,5
Hébergement et services de restauration
7 490
6,1
Autres services, sauf les administrations publiques
6 810
5,5
Administrations publiques
8 895
7,2
Total
123 540
100
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Les occupations
- La répartition des emplois selon le type d'occupation permet un regard complémentaire sur la vitalité économique de la francophonie du Nouveau-Brunswick.
- Deux domaines dominent nettement : la vente et les services, qui emploient un francophone sur quatre; les métiers, le transport et l'opération d'équipement, dans lesquels travaille 17,7 % de la main-d'œuvre.
- Il faut noter que ce sont deux types d'emploi où le niveau de rémunération est assez faible. Le nombre imposant de gestionnaires et d'administrateurs chez les francophones rétablit cependant l'équilibre jusqu'à un certain point.
Provenance des revenus
- La communauté acadienne du Nouveau-Brunswick tire l'essentiel de ses revenus du travail : 71 % des revenus des francophones de la province sont gagnés en emploi.
- Les transferts gouvernementaux – prestations d'assurance-emploi, allocations de vieillesse, etc. – composent toutefois 20 % de l'assiette des revenus, une diminution de près de 3 % en cinq ans.
Distribution de revenus
- Le revenu moyen des francophones de la province est peu élevé : 22 448 $, alors que la moyenne provinciale se situe autour de 24 091 $. C'est attribuable en partie à leur présence massive dans le secteur des industries productrices de biens, associé à de faibles revenus.
- Quatre francophones sur dix gagnent moins de 10 000 $ ou ne bénéficient d'aucun revenu, ce qui réduit les capacités financières de la communauté.
- La proportion des Acadiennes et Acadiens au revenu minimal de 40 000 $ dépasse 10 % en 2004, ce qui est positif.
Revenu total individuel, Francophones, 2001, francophones, 2001, Nouveau-Brunswick
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Source : Statistique Canada, recensement de 2001La santé
- En principe, les francophones du Nouveau-Brunswick ont droit à des services en français partout dans la province. Cependant, et malgré l'adoption de la nouvelle Loi sur les langues officielles, l'accessibilité des services de santé en français, de manière équitable, est une réalité qui reste à concrétiser dans la province.
- Le gouvernement s'est engagé à créer un réseau de soins de santé communautaire intégré, axé sur les patients pour l'ensemble de la population néo-brunswickoise.
- En 2002, le gouvernement prend une nouvelle direction en mettant sur pied huit régies régionales de la santé, dans les régions sanitaires existantes. Chaque régie doit déterminer les besoins en matière de soins de santé de sa population, les services de santé requis pour rencontrer ces besoins et la façon d'utiliser les ressources en vue de répondre à ces besoins.
- En mai 2003, a eu lieu à Edmundston le colloque provincial Santé et Mieux-être en français : un réseau à notre image. Un de ses objectifs était la fondation d'un organisme de concertation en matière de santé et mieux-être en français au Nouveau-Brunswick. Cette nouvelle corporation réunit des membres de trois réseaux-action : réseau-action communautaire, réseau-action formation et recherche et réseau-action organisation des services; y sont représentés tous les partenaires de la santé et du mieux-être.
Les lois et les services gouvernementaux
Gouvernement fédéral
- La Loi sur les langues officielles oblige le gouvernement fédéral à servir la population dans l'une des deux langues officielles (anglais ou français) au choix du public.
- Le gouvernement fédéral offre des services en français à plusieurs points de service. Selon le Secrétariat du Conseil du Trésor, 48,2 % des 5 417 postes de la fonction publique fédérale au Nouveau-Brunswick sont désignés bilingues.
Gouvernement provincial
- Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue au Canada.
- La politique provinciale des langues officielles se fonde sur la Loi sur les langues officielles de 1969, sur les articles 16 à 20 de la Charte canadienne des droits et libertés et sur la Loi reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques de 1981 (Loi 88).
- Tout résidente et toute résidente ou tout organisme peut, théoriquement, communiquer en français avec un ministère, un établissement ou une agence du gouvernement, sans exception.
- En 1990, les 3 589 fonctionnaires francophones représentaient le tiers des effectifs de la fonction publique provinciale. (Cependant, depuis ce temps, il n'est plus possible, en raison des dispositions prises par le gouvernement de l'époque, d'obtenir le profil linguistique de la fonction publique provinciale.)
- Une nouvelle Loi sur les langues officielles, la Loi 64, a été adoptée en juin 2002, à la suite des revendications de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) et de l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick (AJEFNB), appuyées par le Forum de concertation des organismes acadiens du Nouveau-Brunswick et par le milieu hospitalier. Cela constitue en soi un développement significatif dans le domaine des droits linguistiques au Nouveau-Brunswick.
- Sans être parfaite, la nouvelle loi répond à des besoins plus larges exprimés par la communauté dans le domaine municipal et sur le plan de la santé. Cependant, elle n'assure toujours pas aux fonctionnaires le droit de travailler dans leur langue. De plus, elle maintient certaines confusions dans l'utilisation des langues officielles dans les institutions hospitalières.
Municipalités
- Plusieurs municipalités offrent des services essentiellement en français. Ces municipalités sont regroupées sous l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) : http://www.afmnb.org . Cette association fondée en 1989 regroupe 42 municipalités. D'autres municipalités offrent des services dans les deux langues officielles.
Services juridiques
- Le Nouveau-Brunswick est en mesure d'offrir des procès dans les deux langues, autant en droit civil que criminel, et dans les tribunaux administratifs. Les juristes francophones possèdent leur association :AJEFNB. De plus, l'Université de Moncton offre un programme de common law en français.
Histoire
Au tout début du XVIIe siècle, une centaine de familles françaises donnent naissance à l'Acadie en s'établissant près des rives de la baie Française (baie de Fundy). Dotés d'un sens communautaire peu commun, les Acadiennes et Acadiens développent petit à petit une culture qui leur est propre, dans un environnement nouveau dont ils essaient de tirer le meilleur parti à des fins agricoles. Leur nombre croît pour atteindre environ 16 000 membres en 1755.
Fortement disputée, l'Acadie passe aux mains des Anglais en 1713 et les Acadiennes et Acadiens deviennent ainsi les sujets de la Couronne britannique. Les jugeant trop prolifiques et surtout incapables de montrer une réelle fidélité au monarque de Grande-Bretagne (refus répété de signer le serment d'allégeance), le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Charles Lawrence, avec l'appui du gouverneur William Shirley, du Massachusetts, décide, en 1755, de leur déportation vers les colonies américaines. Plusieurs familles acadiennes fuient vers l'actuel Nouveau-Brunswick. D'autres les rejoindront au retour de l'exil. Ils s'installent sur des terres souvent de piètre qualité, pratiquant l'agriculture et l'élevage, mais aussi, dans une certaine mesure, la pêche ou la coupe du bois. Minoritaires, les Acadiennes et Acadiens du Nouveau-Brunswick sont aussi en situation de retard économique, ayant été contraints de coloniser de nouveaux territoires avec un minimum de ressources accumulées et sans capital.
C'est autour de la paroisse et du village que se reforment les communautés acadiennes, isolées au nord et à l'est de la province. S'il ne fait aucun doute que cet isolement les empêche de profiter pleinement d'une économie de marché en plein essor, il permet en revanche à la culture acadienne de se perpétuer. Les Acadiennes et Acadiens mettent sur pied des écoles, couvents et hôpitaux avec l'aide des communautés religieuses. L'émergence du nationalisme acadien s'effectue au cours de la période 1860-1890. Elle est précédée de la levée des interdits pesant sur l'éducation catholique et d'une certaine prospérité économique. La Société nationale L'Assomption, rebaptisée plus tard Société nationale des Acadiens, est fondée en 1881. La création du premier collège à Memramcook, en 1864, et la naissance d'un journal de langue française (Le Moniteur acadien) à Shédiac, en 1867, donnent à l'Acadie du Nouveau-Brunswick un souffle nouveau.
Sous la gouverne du premier ministre acadien élu, Louis J. Robichaud, la province du Nouveau-Brunswick est déclarée bilingue à la suite de l'adoption de la Loi sur les langues officielles de 1969. La Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB), comptant 20 000 membres, prend forme en 1973. La dualité linguistique au sein du ministère de l'Éducation et la longue lutte pour des conseils scolaires homogènes de langue française sont le fruit de ses premières années de travail. La Loi sur l'égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick, adoptée en 1981, est reconnue dans la Constitution canadienne en 1993. Le Congrès mondial acadien de 1994 et le VIIIe Sommet de la Francophonie de 1999 ont confirmé le regain de fierté et d'affirmation de la communauté acadienne. En 2002, le gouvernement du Nouveau-Brunswick adopte une deuxième Loi sur les langues officielles, qui vient remplacer la loi adoptée en 1981, désuète.
En 2004, toute l'Acadie fêta son 400e anniversaire.Sommaire
Le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue du Canada. Près de 30 % des habitants de la province sont de langue maternelle française. Dans la plupart des cas, ces francophones sont de culture acadienne.
Découvrez la richesse des milieux de vie francophones au Nouveau-Brunswick en consultant les rubriques de cette section. Vous pourrez vous renseigner sur plusieurs sujets touchant l'immigration. Vous en apprendrez également un peu plus sur les arts, la culture et l'histoire qui font vibrer les francophones du Nouveau-Brunswick.Immigration et diversité
Une Acadie qui commence à se diversifier
- En 2001, 2 820 francophones habitant au Nouveau-Brunswick avait le statut d'immigrant reçu. Ce qui représente 2,3 % du total national. Près de 55 % d'entre eux proviennent des États-Unis.
- L'immigration francophone au Nouveau-Brunswick est à la fois une opportunité et un défi que la communauté acadienne entend relever.
- De plus, près de 3 700 habitants de langue maternelle française ont affirmé leur identité autochtone. Ce chiffre comprend 2 080 Métis et 1 075 membres de l'une des premières nations.
- 13 % des immigrants francophones sont arrivés dans la province après 1996. D'autre part, près de 28 % des francophones arrivés au Manitoba depuis 1996 sont d'origine africaine, tandis que l'immigration provenant des États-Unis représente 21 % des nouveaux arrivants récents.
Immigrants francophones, Nouveau-Brunswick ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Note : Il s'agit ici de personnes ayant reçu le statut d'immigrant reçu au Canada, ou l'ayant déjà eu. Le critère utilisé ici est la première langue officielle parlée plutôt que la langue maternelle.
Immigrants francophones selon la période d'immigration, Nouveau-Brunswick ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Les dernières années
1960
- Louis J. Robichaud devient le premier Acadien élu premier ministre du Nouveau-Brunswick
1963
- Fondation de l'Université de Moncton. Elle remplacera éventuellement trois collèges acadiens.
1967
- Sortie du film Les Acadiens de la dispersion du réalisateur acadien Léonard Forest, considéré comme le précurseur du cinéma acadien.
1968
- Manifestation étudiante à l'Université de Moncton contre la hausse des frais de scolarité, mais surtout contre l'unilinguisme anglophone de la Ville de Moncton. En découle le film L'Acadie, l'Acadie (Brault-Perrault) qui a marqué l'imaginaire des générations qui ont suivi.
1970
- Hébard Robichaud devient le premier Acadien à accéder au poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.
1972
- Fondation à Bathurst du Parti acadien. Fondation des Éditions d'Acadie.
1973
- Fondation de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick (SANB).
1974
- Fondation du Théâtre populaire d'Acadie.
- Dualité linguistique au sein du ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick.
1978
- Fondation du Centre scolaire communautaire Sainte-Anne de Frédéricton, premier centre scolaire communautaire canadien en milieu minoritaire.
- Fondation du Théâtre l'Escaouette.
1979
- Convention d'orientation nationale des Acadiens au Madawaska.
- Les premiers Jeux de l'Acadie ont lieu à Moncton dans la région d'Acadie-Beauséjour.
1981
- Loi sur l'égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick.
1982
- Reconnaissance officielle du drapeau acadien par la province du Nouveau-Brunswick.
1983-1984
- Le journal L'Évangéline ferme ses portes. Deux journaux lui succèdent : Le Matin à Moncton et L'Acadie Nouvelle de Caraquet. Le Matin fermera ses portes quatre ans plus tard.
1987
- Aldéa Landry devient la première Acadienne élue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.
1988
- Fondation de Radio Péninsule (CKRO), première radio communautaire francophone hors Québec.
1992
- La Société nationale des Acadiens, fondée en 1881, devient la Société nationale de l'Acadie.
1993
- Insertion de la Loi sur l'égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick dans la Constitution canadienne.
- Pierrette Ringuette-Maltais devient la première Acadienne de l'Atlantique élue à la Chambre des communes du Canada.
1994
- Congrès mondial acadien et retrouvailles des familles acadiennes à Moncton.
- Roméo Leblanc devient le premier Acadien nommé gouverneur général du Canada.
1995
- Rose-Marie Losier-Cool devient la première sénatrice acadienne.
1997
- Le juge Michel Bastarache est nommé juge à la Cour suprême du Canada.
1998
- Claudette Arsenault-Bradshaw devient la première Acadienne à accéder au poste de ministre fédérale.
1999
- L'Acadien (journal) est l'hôte du Sommet de la Francophonie, à Moncton.
- Bernard Lord devient le deuxième premier ministre acadien élu à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.
2002
- Adoption d'une nouvelle Loi sur les langues officielles.
2004
- L'Acadie fête son 400e anniversaire.
Sources
Les brefs exposés sur l’histoire des communautés ont été tirés en grande partie du site Web produit par le Comité national de développement des ressources humaines de la francophonie canadienne (CNDRHFC). Le texte de Philippe Falardeau, intitulé Hier la francophonie, publié par la FCFA du Canada dans le cadre de Dessein 2000 a aussi été une source d’inspiration. Enfin, plusieurs des textes réunis par Joseph Yvon Thériault dans Francophonies minoritaires au Canada. L’état des lieux, publié récemment aux Éditions de l’Acadie, ont été utilisés. La totalité des statistiques ayant servi à la production des profils proviennent de Statistique Canada. Quatre sources ont été utilisées :
1. Les données sur la langue maternelle, le français parlé à la maison et la connaissance du français, 1951 à 1996, ont été tirées de Louise Marmen et Jean-Pierre Corbeil (1999) Les langues au Canada. Recensement de 1996. Patrimoine canadien et Statistique Canada. Nouvelles perspectives canadiennes. Numéro de catalogue C99-980110-4F. (Marmen et Corbeil, 1999.)
2. Les données sur la continuité linguistique (rapport entre le nombre de personnes qui parlent le français à la maison et le nombre de personnes dont le français est la langue maternelle) et les taux d’exogamie des francophones ont été empruntés aux travaux de Michael O’Keefe (1998) Minorités francophones : assimilation et vitalité des communautés. Patrimoine canadien. Nouvelles perspectives canadiennes. Numéro de catalogue C98-980021-0F. (O’Keefe, 1998.)
3. Les données sur les langues maternelles non officielles proviennent de E-Stat 1998, disque optique compact publié sous le numéro 10F017XCB (WIN).
4. Toutes les autres données ont été tirées du disque Portrait des communautés de langues officielles au Canada publié sous forme de disque optique compact sous le numéro de catalogue C94F0010XCB. Proviennent de ce portrait les données sur l’origine ethnique ainsi que celles qui touchent à la population francophone selon le sexe, l’âge, le lieu de naissance, la mobilité, la scolarité, l’emploi, l’occupation et le revenu. (Statistique Canada, 1998.)
Selon que l’on utilise l’une ou l’autre de ces sources, la population considérée varie légèrement. La méthode de répartition de la population bilingue est la principale responsable des écarts. Marmen et Corbeil ainsi que O’Keefe répartissent les réponses multiples entre les langues déclarées. Par exemple, pour les personnes qui ont déclaré le français et l’anglais comme langues maternelles, la moitié des réponses sont ajoutées à la catégorie « français » et l’autre moitié à la catégorie « anglais ». Pour celles qui ont déclaré le français et une langue non officielle comme langues maternelles, la moitié des réponses sont ajoutées à la catégorie « français » et l’autre moitié à la catégorie « langue non officielle ». Le disque E-Stat ne fait aucune répartition des réponses multiples et présente en détail toutes les catégories de réponses. Dans le Portrait des communautés de langues officielles au Canada, seules les réponses multiples relatives au bilinguisme anglais-français sont distinguées. Les personnes qui ont déclaré le français et une langue non officielle comme langues maternelles ont été toutes comptabilisées au sein de la population de langue maternelle française. Celles qui ont déclaré le français, l’anglais et une troisième langue comme langues maternelles ont pour leur part été toutes comptabilisées dans la catégorie des bilingues anglais-français. Les populations considérées ici sont donc un peu plus importantes, qu’il s’agisse de la population de langue maternelle française ou de la population de langues maternelles française et anglaise.
Les chiffres sur la population francophone varieront aussi selon qu’ils incluent ou non les francophones qui ont aussi déclaré l’anglais comme langue maternelle. La plupart des tableaux et graphiques présentés dans ce profil ne concernent que les personnes dont le français est la seule langue maternelle, qui forment la très grande majorité des francophones dans tous les milieux. La carte de la population de langue maternelle française, 1996, porte sur tous les francophones, incluant une moitié des francophones bilingues. Cette carte a été produite par André Langlois, à partir des données du disque Portrait des communautés de langues officielles au Canada. Elle est tirée de L’Atlas du développement des communautés francophones et acadiennes du Canada, accessible sur le Web à l’adresse : http://aix1.uottawa.ca/~andrelan/atlas/.
Les informations sur la vie communautaire ont été fournies par la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick qui a été invitée à compléter deux portraits existants : d’abord celui de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick tracé par Patrimoine canadien et diffusé actuellement sur son site Web et ensuite celui, plus ancien, préparé en 1990 par la Fédération des francophones hors Québec telle que se nommait alors la FCFA du Canada et publié dans le document intitulé État des communautés francophones et acadiennes du Canada.Source(s) : FCFA du Canada, Profil de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick.
Modification : {ts '2008-07-31 00:00:00'}
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