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Terre-Neuve-et-Labrador
Le drapeau franco-terre-neuvien (1986) symbolise les francophones de Terre-Neuve et du Labrador. Les couleurs bleu, blanc et rouge soulignent les origines françaises;les deux voiles jaunes, couleur de l'Acadie, commémorent l'arrivée des premiers Blancs, les ancêtres de la France : la haute voile est décorée d'une branche de mélèze laricin (tamarac), l'emblème du Labrador, et la grand-voile, d'une sarracénie, emblème floral officiel de la province.
Le drapeau de la province de Terre-Neuve-et-Labrador a été officiellement adopté le 6 juin 1980. Le dessin s'inspire du drapeau britannique. Les couleurs symbolisent la neige et la glace (blanc), la mer (bleu), les efforts des hommes (rouge) et la confiance en l'avenir (jaune d'or). Les deux triangles rouges représentent les parties continentales et les îles de la province. La flèche jaune signifie l'espoir en l'avenir. Le trident (triangles et flèche) montre combien Terre-Neuve-et-Labrador dépend de la pêche et de la mer.
La population
La langue française
La population de Terre-Neuve et du Labrador est très homogène sur le plan linguistique.
- Un peu plus de 8 000 des 547 140 habitants de la provincene sont pas de langue maternelle anglaise.
- Un peu moins de 2 500 sont francophones et la province compte environ 5 600 Terre-Neuviennes et Terre-Neuviens de langue maternelle non officielle.
- Outre le français, les langues minoritaires les plus courantes sont l'inuktitut avec 550 locuteurs, locutrices et les différentes langues chinoises, avec 520 sujets parlants. La communauté néerlandaise, pour sa part, se compose de 480 personnes.
- Le nombre de francophones a augmenté entre 1951 et 1971, puis a décliné avant une nouvelle hausse.
- Dans la dernière décennie, le nombre de francophones est passé de 2 855 à 2 440.
Cette grande fluctuation des nombres n'est pas étrangère aux mouvements ponctuels de population vers le Labrador, fortement alimentés par le Québec, et dont les effets sont souvent de courte durée.- Le taux de francophones dans la province n'a jamais dépassé la barre de 1 %.
- Les francophones de la province forment actuellement 0,5 % de la population.
- Les francophones de Terre-Neuve-et- Labrador sont relativement concentrés dans trois divisions de recensement. Leur place dans la vie quotidienne des milieux francophones de la province est donc plus grande que le pourcentage provincial le laisse supposer.
Population selon la langue maternelle, 2001, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Langue maternelle française, 1951-2001, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada, 2001Âges
- La population francophone de Terre-Neuve-et-Labrador se compose largement d'adultes.
- Cette structure démographique reflète l'économie particulière de Terre-Neuve-et-Labrador, grandement dominée par l'exploitation des ressources.
Distribution des âges, Francophones, 2001, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001Répartition géographique des communautés francophones
- La communauté francophone de Terre-Neuve et du Labrador comptait 2 440 personnes de langue maternelle française en 2001. Ces francophones représentaient alors 0,4 % de la population de la province.
- Les francophones de Terre-Neuve et du Labrador se concentrent dans trois noyaux principaux : la péninsule de Port-au-Port, Saint-Jean (St. John's) et ses environs et le Labrador. Ces trois noyaux sont de taille comparable : ils regroupent entre 600 et 700 francophones chacun dans leur division de recensement, mais ils sont différents l'un de l'autre.
- Les Franco-Terre-Neuviennes et Franco-Terre-Neuviens ont des assises anciennes dans la région de la baie Saint-Georges, au sud-ouest de l'île. On les retrouve principalement dans la péninsule de Port-au-Port, à Cap Saint-Georges, où ils représentent plus de 15 % de la population, et dans les localités environnantes de La Grand'Terre et de l'Anse-à-Canards. Leur vie s'organise largement autour de la pêche commerciale, d'une agriculture d'appoint et du travail en forêt pendant la saison morte. En dehors de la péninsule, on recense des populations francophones à Stephenville, où se trouve le centre régional de services, ainsi qu'un peu plus au nord à Corner Brook.
- On dénombre 655 francophones sur la péninsule d'Avalon qui comprend la région métropolitaine de recensement de Saint-Jean. Parmi eux, nombreux sont les francophones venus d'ailleurs, entre autres des provinces atlantiques, du Canada français et de Saint-Pierre. Un plus large éventail de services et un niveau de vie plus élevé attirent cette communauté trèsversifiée.
- Enfin, la francophonie terre-neuvienne compte sur les collectivités francophones du Labrador, notamment celles des villes minières de Labrador City et Wabush, et de la base militaire de Happy Valley-Goose Bay. Ces communautés ont tissé des liens étroits avec le Québec.
Affirmation du français comme langue parlée à la maison
- En 2001, 1 085 personnes affirmaient parler le français le plus souvent à la maison, contre 1 018 en 1996.
- 1 910 personnes, dont près de 400 anglophones, disent utiliser le français régulièrement au foyer.
Le français parlé à la maison, 1971-2001, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
La connaissance du français, 1951-2001, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Sources : Marmen et Corbeil, 1999 et Statistique Canada
Personnes de langue maternelle française : 2 440
Personnes de langue maternelle anglaise : 539 048
Personnes connaissant les deux langues officielles : 20 890
Population de langue autre : 5 663
Population total : 547 140Les principaux organismes représentatifs
Fondée en 1973, la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et-Labrador (FFTNL) est l'organisme porte-parole officiel de cette communauté.
65 Chemin Ridge
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Téléphone : (709) 722-0627 / (709) 685-7973
Télécopieur : (709) 722-9904
Courriel : info@francophonie.nfld.net
Site Web : www.fftnl.ca
Association communautaire francophone de Saint-Jean (ACFSJ)
65 Chemin Ridge
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Téléphone : (709) 726-4900 / 1-877-407-1055 (général)
Télécopieur : (709) 726-0437
Courriel : bonjour@acfsj.ca
Site Web : www.acfsj.ca/
Association francophone du Labrador (AFL)
308, rue Hudson
C.P. 453
Labrador City (Terrre-Neuve)
A2V 2K7
Téléphone : (709) 944-6600
Télécopieur : (709) 944-5125
Courriel : afl@crrstv.net
Site Web : www.francophonie.nfld.net/afl/afl.htm
Association régionale de la côte Ouest (ARCO)
Boîte 190, R.R. 1
La Grand'Terre (T.-N.-L.)
A0N 1R0
Téléphone : (709) 642-5254
Télécopieur : (709) 642-5164
Courriel : cfenwick@francophonie.nfld.net
Site Web : www.francophonie.nfld.net/arco
Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents
65 Chemin Ridge
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve et du Labrador (CSFP)
65 Chemin Ridge, suite 212
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Téléphone : (709) 722-6324 / 1-888-794-6324
Télécopieur : (709) 722-6325
Courriel : conseil@csfp.nl.ca
Site Web : www.cdli.ca/csfp
Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FPFTNL)
65 Chemin Ridge
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Téléphone : (709) 722-7669 / 1-888-749-7669
Télécopieur : (709) 722-7696
Courriel : info@fpftnl.nf.net
Site Web : www.francophonie.nfld.net/fpftnl
Franco-Jeunes de Terre-Neuve et du Labrador (FJTNL)
65 Chemin Ridge
Saint-Jean (T.-N.-L.)
A1B 4P5
Téléphone : (709) 722-0627, poste 18
Télécopieur : (709) 722-9904
Courriel : fjtnl@francophonie.nfld.net
Site Web : www.francophonie.nfld.net/fjtnl
Héritage de l'île Rouge (L')
C.P. 190, R.R. 1
La Grand'Terre (TN)
A0N 1R0
Téléphone : (709) 642-5254
Télécopieur : (709) 642-5164
Courriel : bob@esa.k12.nf.ca
Site Web : collections.ic.gc.ca/red_island/francais/francais.htm
Les arts et la culture
- À Terre-Neuve-et-Labrador, les associations locales et régionales sont responsables du développement de la communauté. L'Association communautaire francophone de Saint-Jean (ACFSJ), l'Association francophone du Labrador (AFL) ainsi que l'Association régionale de la côte Ouest et ses trois associations locales entretiennent les activités culturelles, économiques, sportives et les rencontres sociales..
- La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) promeut et coordonne les activités culturelles d'envergure provinciale.
- Trois festivals folkloriques annuels ont lieu dans la péninsule de Port-au-Port : Une longue veillée, Une journée dans le passé, Un plaisir du vieux temps.
- Les Jeux d'hiver franco-labradoriens en mars, à Labrador City, ont lieu à chaque année.
- La Journée de la francophonie terre-neuvienne et labradorienne se déroule le 30 mai de chaque année.
- Ti-Jardin ainsi que Félix et Formanger sont les deux groupes musicaux les plus populaires. Ils participent à des manifestations locales, provinciales, nationales et partent en tournée.
- Publication en 1992, par Les Éditions d'Acadie, du livre de Paul Charbonneau, Contre vents et marées – L'histoire des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (français et anglais).
- Sur le plan artistique, quelques groupes amateurs ont un rayonnement local, notamment la chorale de l'Association francophone de Saint-Jean.
- La diffusion des produits culturels en langue française se limite à quelques librairies anglaises, quelques bibliothèques publiques et un centre audiovisuel de l'Office national du film.
L'économie
- On a répertorié quelque 150 entrepreneurs francophones ou entrepreneurs ayant des employés francophones (ou parlant français) dans la province.
- L'Indispensable, l'annuaire des services en français de Terre-Neuve-et-Labrador, est un répertoire des entreprises, organismes et professionnels pouvant offrir leurs services en français. La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) produit ce répertoire, disponible-- en le téléchargeant de leur site Internet : www.francophonie.nfld.net/fftnl/champs/.
- La FFTNL participe au projet de tourisme en Acadie parrainé par la Société nationale de l'Acadie (SNA).
- Il existe différentes chambres de commerce dont : Saint-Jean Board of Trade, Labrador West Board of Trade et St. George's Bay Board of Trade.
- Le Regroupement de développement économique et d'employabilité (RDÉE), a été mis en place au début de 2000 à Terre-Neuve et au Labrador. Quatre axes de développement sont visés par le RDÉE : l'économie du savoir, le développement rural, le tourisme et l'intégration de la jeunesse dans le développement économique.
Ressource économique francophone
RDÉE Terre-Neuve-et-Labrador
265, rue Duckworth
St-John's (T.-N.L.) A1C 1G9
Tél. : (709) 722-0627
Téléc. : (709) 722-9904
Courriel : infordee@tnl.gazel.ca
Sites Web : http://www.rdeetnl.caL'éducation
- En 1996, le gouvernement provincial reconnaît enfin aux francophones le droit d'avoir leur propre conseil scolaire. En 1997, une entente fédérale-provinciale est signée pour la gestion des écoles francophones. Naît alors le Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve et du Labrador, qui gère les écoles francophones de la province.
- En 1999-2000, 259 élèves étaient inscrits dans les écoles ou programmes francophones.
- En 1996, six écoles offraient un enseignement en français, dont deux étaient de type semi-homogène (avec une section française dans une école anglaise) : l'école Peacock et Our Lady Queen of Peace. Il y a quatre écoles homogènes : le Centre scolaire et communautaire Sainte-Anne (à La Grand'Terre) depuis 1989, l'école Notre-Dame du Cap (de Cap Saint-Georges) depuis janvier 1993, l'école française de Saint-Jean depuis 1998 et le Centre éducatif L'Envol à Labrador City. Enfin le Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents ouvre ses portes à St.John's (www.scscsj.ca) en octobre 2004. L'Association communautaire francophone de Saint-Jean (ACFSJ) et le Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) sont partenaires dans ce projet. Le CSFP, propriétaire officiel du centre, est responsable de la gestion et de l'administration des espaces scolaires.
- Il y a des programmes préscolaires de français à Labrador City, La Grand'Terre, Cap Saint-Georges et Saint-Jean.
- La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) a créé en 1989 la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FPFTNL). Pourquoi? Dans le but de représenter les intérêts des enfants et des parents francophones et de revendiquer les droits en matière d'éducation en français (article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés).
- Il y a cinq maternelles francophones.
- Des projets sont à l'étude afin d'offrir l'enseignement à distance au moyen d'Internet.
- La Faculté d'éducation de la Memorial University of Newfoundland (MUN) offre des cours de français.
- Des programmes d'alphabétisation en français sont offerts sur la péninsule de Port-au-Port, sous la responsabilité de l'Association régionale de la côte Ouest (ARCO).
Scolarité
- Un grand nombre de francophones se tournent vers les écoles de métiers plutôt que vers une formation collégiale.
- Un francophone sur deux a suivi des études supérieures, dont près de la moitié à l'université.
- Les écarts sont marqués entre les régions rurales dépendantes des ressources, c'est-à-dire entre le Labrador et la capitale, Saint- Jean.
Scolarité des francophones, 2001, Terre-Neuve-et-Labrador
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Source : Statistique Canada, recensement de 2001Les emplois
Les entrepreneurs francophones
- Terre-Neuve et le Labrador comptent aujourd'hui 80 francophones qui possèdent leur propre entreprise. Les entrepreneurs franco-terre-neuviens constituent 6,5 % de la main-d'œuvre francophone. Un grand nombre de ces travailleurs indépendants emploie d'autres personnes, fournissant ainsi de l'emploi aux francophones et aux autres Terre-Neuviennes et Terre-Neuviens.
Secteurs d'emplois
- L'économie de Terre-Neuve-et-Labrador dépend étroitement de l'exploitation des ressources naturelles, mais les Franco-Terre-Neuviennes et Franco-Terre-Neuviens sont peu nombreux dans les industries productrices de biens : agriculture, chasse et pêche notamment, mais aussi industries de transformation.
- La population francophone est beaucoup plus présente dans les autres secteurs d'activité : plus de 10,9 % de cette collectivité travaille dans le secteur du commerce de gros et de détail.
- Les francophones sont très bien représentés dans le secteur des services publics (administration publique, éducation, santé et services sociaux.)
- La francophonie terre-neuvienne est entrée de plain-pied dans l'économie de services, ce qui la rend jusqu'à un certain point moins vulnérable aux cycles des prix des ressources.
Main-d'œuvre selon les secteurs d'activité, Francophones, 2001, Terre-Neuve-et-Labrador
Secteurs
Nombre de travailleurs francophones
% de la main-d'oeuvre francophone
Agriculture, foresterie, chasse et pêche
60
5
Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz
50
4,2
Services publics
0
0
Construction
85
7,1
Fabrication
60
5
Commerce de gros
45
3,8
Commerce de détail
85
7,1
Transport et entreposage
65
5,5
Industrie de l'information et industrie culturelle
15
1,3
Finance et assurances
0
0
Services immobiliers et services de location et de location à bail
10
0,8
Services professionnels, scientifiques et techniques
60
5
Gestion de sociétés et d'entreprises
0
0
Services administratifs, services de soutien, services de gestion des déchets et services d'assainissement
20
1,7
Services d'enseignement
195
16,4
Soins de santé et assistance sociale
85
7,1
Arts, spectacles et loisirs
20
1,7
Hébergement et services de restauration
35
2,9
Autres services, sauf les administrations publiques
45
3,8
Administrations publiques
255
21,4
Total
1 190
100
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Provenance des revenus
- 72 % des revenus des francophones de la province sont gagnés en emploi.
- Les transferts gouvernementaux (prestations d'assurance-emploi, allocations de vieillesse, etc.) composent 18 % des revenus, soit 2 % de moins que la population totale.
Des revenus élevés
- Revenu moyen des Terre-Neuviennes et Terre-Neuviens francophones : 27 272 $.
- Revenu moyen provincial : 22 620 $.
- Près du quart des francophones a un revenu supérieur à 40 000 $.
Revenu total individuel, Francophones, 2001, francophones, 2001, Terre-Neuve-et-Labrador
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Source : Statistique Canada, recensement de 2001La santé
Un comité de la santé en français tente de fournir plus de services en français dans les établissements de soins de santé.Les lois sur les langues officielles
Gouvernement fédéral
- La Loi sur les langues officielles oblige le gouvernement fédéral à servir la population dans l'une des deux langues officielles (anglais ou français) au choix du public.
- Le gouvernement fédéral offre des services en français à certains points de service. Selon le Secrétariat du Conseil du Trésor, 1,9 % des 3 130 postes de la fonction publique fédérale à Terre-Neuve-et-Labrador sont désignés bilingues.
Gouvernement provincial
- Il n'existe aucune politique de services en français à Terre-Neuve-et-Labrador.
- Le Bureau des services en français traduit des documents du français à l'anglais et vice versa. Il sensibilise les ministères provinciaux à utiliser ses services lorsqu'ils doivent communiquer par écrit avec les francophones. Le Bureau des services en français donne aussi des cours de français aux fonctionnaires.
Municipalités
- Cap Saint-Georges est la seule municipalité à offrir des services en français.
Services juridiques
- En matière de droit criminel, conformément aux dispositions du Code criminel du Canada, certains services d'interprétation sont offerts, si nécessaire, et les juges peuvent suivre des cours de français. Il n'existe aucune politique en matière de droit civil.
Histoire
La présence française à Terre-Neuve date du début du XVIe siècle. Dès 1660, une colonie française s'installe à Plaisance (aujourd'hui Placentia). Le 11 avril 1713, avec la signature du traité d'Utrecht qui conclut la guerre de Succession d'Espagne, la colonie française de Terre-Neuve passe aux mains de l'Angleterre. Une coalition, la Grande Alliance européenne, qu'on dit suscitée à La Haye par Guillaume III de Nassau-Orange (aussitôt décédé après une chute de cheval), roi d'Angleterre et stathouder (gouverneur) des Provinces-Unies (Pays-Bas actuels), s'est attaquée au roi Louis XIV. La France et l'Espagne étaient alors considérées comme trop menaçantes. L'Angleterre, les Pays-Bas, la Prusse et l'Autriche, auxquels se joindront ensuite le Danemark, le Portugal et la Savoie, ont mené cette guerre de 11 ans, préfiguration des guerres générales qui ensanglanteront le continent un et deux siècles plus tard. Ce traité concocté par des diplomates européens laisse cependant à la France ses droits de pêche à l'ouest et au nord de l'île jusqu'en 1904. Si bien qu'au cours du XIXe siècle, malgré l'interdiction d'établissement français permanent, des Français venus pêcher la morue puis le homard ainsi que des familles saint-pierraises s'installent définitivement sur la « Côte française », principalement dans la péninsule de Port-au-Port.
Des Acadiennes et Acadiens en quête de bonnes terres agricoles ont rejoint ces Français et Françaises au milieu du XIXe siècle. Se dirigeant d'abord vers le fond des baies, ils s'installèrent dans la région de Codroy et à Stephenville. La communauté fut vite assez dynamique pour exiger la présence d'un curé. Ces francophones ne furent pas les seuls à s'installer dans la région. Poussés par la pression démographique, des Écossais et Écossaises du Cap-Breton ont aussi envahi la baie Saint-Georges pendant que les sources acadiennes se tarissaient vers les années 1860. Sans compter qu'une partie du peuple acadien, attirée par la pêche, la chasse au loup marin ou le cabotage, aquitté Terre-Neuve pour la côte nord du golfe et les Îles-de-la-Madeleine.
L'équilibre démographique de la région a donc été bouleversé très tôt et à plusieurs reprises, notamment avec l'arrivée de la voie ferrée à la fin du XIXe siècle puis, plus tard, de la route trans-terre-neuvienne, de diverses industries et, pendant la Deuxième Guerre mondiale, d'une base militaire américaine importante à Stephenville. Toutes ces activités ont emmené dans leur sillage de nombreux étrangers de langue anglaise et l'assimilation a été massive. Le Labrador quant à lui s'est développé au cours des années 1960 avec la découverte de gisements miniers importants et la construction des grands barrages hydroélectriques.
La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador, fondée en 1973, regroupe quatre associations membres. La représentation politique, la défense et la promotion des droits et des intérêts de la communauté constituent ses principales fonctions. Les Franco-Terre-Neuviennes et Franco-Terre-Neuviens ont fondé leur première école à La Grand'Terre en 1984 et adopté un drapeau en 1986. En 1992, le gouvernement de la province reconnaissait officiellement la communauté francophone qui célèbre depuis, le 30 mai de chaque année, la Journée de la francophonie, reconnue officiellement par voie de décret le 28 mai 1999. C'est en 1996 que ce gouvernement a reconnu le droit des francophones à un conseil scolaire francophone provincial et, en 1997, le Canada et Terre-Neuve signaient une entente à ce sujet.Sommaire
Les quelque 2 400 francophones de Terre-Neuve-et-Labrador ont formé des communautés tant sur l'Île (à Saint-Jean et sur la côte Ouest) que sur le continent, près de la frontière québécoise.
Découvrez la richesse des milieux de vie francophones de Terre-Neuve-et-Labrador en consultant les rubriques de cette section. Vous pourrez vous renseigner sur plusieurs sujets touchant l'immigration. Vous en apprendrez également un peu plus sur les arts, la culture et l'histoire qui font vibrer les francophones de Terre-Neuve-et-Labrador.
Immigration et diversité
Une francophonie qui commence à se diversifier
- Terre-Neuve-et-Labrador abrite 215 immigrantes et immigrants de langue française, dont la moitié provient de pays du sud et de l'ouest de l'Europe. Un taux de 14 % provient des États-Unis.
- De plus, près de 55 personnes de langue maternelle française ont affirmé leur identité autochtone.
Immigrants francophones, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001
Note : Il s'agit ici de personnes ayant reçu le statut d'immigrant reçu au Canada, ou l'ayant déjà eu. Le critère utilisé ici est la première langue officielle parlée plutôt que la langue maternelle.Une immigration récente
- Un taux de 23 % des immigrantes et immigrants francophones est arrivé dans la province après 1996.
- Les Européens composent 30 % de ces nouveaux arrivants.
Immigrants francophones selon la période d'immigration, Terre-Neuve-et-Labrador ![]()
Source : Statistique Canada, recensement de 2001Les dernières années
1971
- Naissance de la première association francophone de la province à Cap Saint-Georges : les Terre-Neuviens français.
1973
- Création de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL).
1984
- Ouverture de la première école francophone de la province à La Grand'Terre.
- Création du journal Le Gaboteur par une équipe de bénévoles et des membres de la FFTNL.
1986
- Premier lever du drapeau des francophones de Terre-Neuve et du Labrador le 30 mai.
- Première pelletée de terre pour la construction du Centre scolaire et communautaire Sainte-Anne de La Grand'Terre.
1988
- Création de Franco-Jeunes de Terre-Neuve et du Labrador.
1989
- Création de la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FPFTNL) par la FFTNL.
1994
- vInauguration du Centre scolaire et communautaire Sainte-Anne de La Grand'Terre.
1996
- Reconnaissance, par le gouvernement provincial, du droit des francophones à un conseil scolaire francophone provincial.
1997
- Signature de l'Entente Canada–Terre-Neuve relative à la gestion des écoles francophones.
1999
- Signature, par le gouvernement provincial, d'un décret faisant officiellement du 30 mai la Journée de la francophonie terre-neuvienne et labradorienne.
- Signature le 10 décembre de l'Entente Canada-communautés (prévue de 1999 à 2004).
Modification : {ts '2007-03-09 00:00:00'}
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