Blogue d'un Canadien errant

Libre penseur, Sylvio Boudreau erre d'une pensée à l'autre sur divers aspects du Canada français. Que ce soit des coups coeurs pour un artiste, un coup de gueule, une proposition ou pour souligner une belle initiative, ce blogue cherchera à susciter des réactions et un débat.

mercredi 2 novembre 2011

Biographie de Steve Jobs : L'homme derrière Apple

Steve Jobs

J'ai lu la biographie intitulée tout simplement «Steve Jobs» qui nous révèle un personnage complexe, fascinant et parfois empreint de contradictions. Les gens qui le détestaient trouveront des faits pour aimer le détester davantage et ceux qui l'aimaient, l'aimeront encore plus.

L'auteur, Walter Isaacson, a eu un accès privilégié à Jobs durant une quarantaine d'entretiens, de 2009 jusqu'à quelques semaines avant sa mort. Voici un aperçu de ce que nous apprend la biographie sur l'homme qu'il était :

Le rêve américain
À la lecture du livre, on constate que Steve Jobs est la parfaite incarnation  du rêve américain : d'une origine modeste, il crée avec son ami Wosniak la société Apple dans un garage, pour aboutir à un des plus grands empires technologiques. Trahi et expulsé par sa propre compagnie, il fera preuve de résilience et saura puiser dans ses passions, ses rêves et son génie pour se relever.

Steve Jobs, le rebelle
À sa naissance en 1955, Steve Jobs fut adopté par Clara et Paul Jobs. Cette adoption marquera à jamais le caractère de Steve Jobs. «Savoir que j'ai été adopté m'a peut-être rendu plus indépendant, mais je ne me suis jamais senti abandonné - juste différent», confie-t-il à son biographe.

Cette notion d'être différent sera présente durant toute la vie de Steve Jobs. Une idéologie que cristallise par la suite le célèbre slogan d'Apple : «Think different» («Penser différent»). Il appliquait ce principe « de la pensée délinquante » dans le développement de produits Apple, mais aussi dans son quotidien : il n'a jamais terminé son cours collégial (ni universitaire), se promenait pied nu, n'avait presque pas de meubles dans sa maison, n'avait pas de plaque d'immatriculation sur sa voiture. 

Steve Jobs, le lumineux
En plus qu'une grande intelligence, il avait surtout une intuition extraordinaire. 

À la fin des années 60 et au début des années 70, c'était Dylan, les Beatles, l'époque hippie, la recherche spirituelle et les drogues. Le jeune Steve était le reflet de cette époque. «Je suis né à une époque magique. Notre conscience était éveillée par le zen et par le LSD...» déclare-t-il à son biographe. 

Au collège, Steve Jobs découvre la spiritualité orientale et commence la méditation, parfois couplée à des produits psychédéliques. Le patron d'Apple n'a jamais caché son attrait pour les drogues dans sa jeunesse. «J'ai goûté [de la marijuana] pour la première fois à quinze ans, et je me suis mis à fumer régulièrement», confie-t-il à son biographe. «On prenait parfois de l'acide...» 

C'est aussi à cette période que Steve Jobs commence ses régimes végétariens drastiques, ne mangeant que des fruits et des légumes sans amidon. « C'est à cette époque que j'ai tiré un trait sur la viande », raconte-t-il.

À 19 ans, après avoir abandonné ses études et commencé à travailler dans le jeu vidéo chez Atari, Steve Jobs entreprend un voyage de sept mois en Inde à la recherche d'illumination et d'un gourou. À son retour aux États-Unis, c'est là que le choc culturel le frappe. L'occident est d'abord cartésien, c'est l'intellect qui domine nos agissements. En Inde, l'intuition et la sagesse issue de l'expérience prédominent. C'est cette philosophie qu'il appliquera dans son travail et dans sa vie personnelle. Il est désormais convaincu que les gens avec un large éventail d'expériences de vie peuvent souvent voir des choses que d'autres ne perçoivent pas.

Steve Jobs, un génie inspiré
Steve Jobs n'était pas un inventeur, mais un innovateur. Inventé, c'est construire un nouveau produit, un dispositif inédit. Innover c'est mettre ensemble des idées et en tirer une vision inspirante. 

L'ordinateur existait avant le Mac, les lecteurs de musique portables existaient avant l'iPod et le téléphone mobile existait avant l'iPhone. Cependant, la vision de Jobs allait plus loin que ce que pouvait imaginer les inventeurs de ces dispositifs. Alors que les ordinateurs étaient destinés aux grandes entreprises, il a imaginé l'ordinateur du peuple. Il a eu la vision de ce que les gens voulaient et a su recruter les personnes incroyablement talentueuses pour livrer cette vision.  

Par exemple, le premier Macintosh à offrir une interface graphique (avec des fenêtres) et une souris, a été largement inspiré d'un projet de Xerox. Il a imaginé le iPhone en fusionnant, un téléphone, un lecteur Mp3, un agenda électronique, un appareil photo, une plateforme de jeux, des outils de productivité et tout cela connecter à Internet. Un appareil simple à utiliser qui contribue à la qualité de vie et où les gens prédominent la technologie.

Après trente-six ans d'existence, Apple a su, notamment sous l'inspiration de Steve Jobs, révolutionner six industries : les ordinateurs, les films d'animation, la musique, les téléphones, les tablettes tactiles et l'édition numérique.

Un patron difficile
Steve Jobs était considéré comme quelqu'un de brillant, mais aussi pour être un gestionnaire colérique, autoritaire, impatient et exigeant. Il avait un besoin obsessionnel de contrôler toute la chaîne de fabrication. Il pouvait être très dur, avec ses employés. Il n'avait aucun filtre entre la pensée et la parole. «Il hurlait aux réunions : bandes de nuls, vous faites de la merde ! C'était comme ça tout le temps», se souvient Deborah Coleman, l'une des premières gestionnaires de l'équipe Mac.

Toutefois, des dizaines d'employés victimes des foudres de Jobs terminent leurs histoires d'horreur en déclarant qu'il les avait poussés à accomplir des prouesses qui défiaient leur propre imagination. «Mon boulot est de dire quand quelque chose est nul, au lieu de minimiser le problème [...] J'exige des gens la perfection, je suis comme ça», résume Jobs à son biographe.

Un redoutable charisme
D'autre part, Steve avait un don pour convaincre son entourage. Les employés qui le côtoyaient de près avaient trouvé une expression pour décrire le charisme de Jobs : Champ de distorsion de la réalité (CDR). Par exemple, en sa présence, les employés d'Apple seraient poussés à réaliser des défis normalement irréalisables. Le CDR a des effets comparables à ceux d'un champ magnétique, mais dans les esprits. La plupart des personnes sont conscientes de l'effet, mais ne peuvent lutter contre, et finissent par l'accepter, les effets du charisme de Jobs s'estompant lorsque celui-ci s'éloigne, comme s'il était réellement entouré d'un tel champ.

Voici deux exemples pour illustrer comment il procédait :

  • Trouvant qu'une nouvelle version du système d'opération d'Apple prenait une éternité à démarrer, Steve  Jobs demande à un ingénieur « Si 10 secondes retranchées au redémarrage de l'ordinateur pouvait sauver une vie, est-ce que tu réussirais à réduire le temps de redémarrage ? ». Il ajouta pas la suite qu'une réduction de 10 secondes X 5 millions de personnes utilisant un Mac durant 1 an cela permettrait de sauver 100 000 vies. Quelques semaines plus tard, l'ordinateur démarrait 28 secondes plus rapidement.
  • Pour convaincre, John Sculley alors président de PepsiCola de prendre la direction générale d'Apple en 1983, (celui même qui fera mettre à la porte Jobs en 1985), il lui dit « Voulez-vous vendre de l'eau sucrée pour le reste de votre vie ou avoir la chance de changer le monde? ». Sculley savait alors qu'il ne pouvait pas refuser le poste.

Un homme de contradiction
Inspiré, pouvant intégrer facilement différentes sphères de la vie, Steve Jobs est aussi un homme de contradiction. Imprégné de la philosophie orientale qui laisse de la place aux nuances et aux liens relationnels entre les choses, il est confronté aussi à la philosophie binaire de l'Occident : d'un côté «les éclairés», de l'autre «les demeurés». Une dichotomie qu'il applique aux personnes, aux produits, aux idées, à la nourriture...

L'aspect méditatif et zen de Jobs est en contradiction constante avec sa personnalité autoritaire et colérique.

D'autre part, il véhicule le message de « penser différemment », cependant une idée contradictoire lui vient lors d'un voyage au Japon, alors qu'il constate que les employés dans les usines de Sony portent tous les mêmes uniformes. Il suggère donc que tous les employés d'Apple porte un même uniforme afin de créer un sentiment d'appartenance. « Tout le monde a détesté l'idée.» se souvient-il. Devant l'absence d'enthousiasme des employés d'Apple face à cette idée, il décide de l'appliquer à lui-même. Cela explique son col roulé noir, son jean et ses baskets qui constituront son costume de travail et de son quotidien.

Son cancer
Apprenant qu'il a un cancer en octobre 2003, Jobs refuse pendant neuf mois d'être opéré, ne voulant pas qu'on lui «ouvre le corps». «J'ai d'abord essayé d'autres choses : un régime végétarien strict, avec beaucoup de carottes et de jus de fruits. Des séances d'acupuncture, et d'autres traitements trouvés sur internet». Quand il accepte enfin d'être opéré, le cancer s'est étendu. Steve Jobs succombe à sa maladie dans la nuit du mercredi 5 octobre 2011. Avant de mourir, les derniers mots de Steve Jobs ont été «Oh Wow. Oh Wow. Oh Wow.»



[Facebook] [Twitter] [Google+] [LinkedIn] [MySpace]

lundi 9 août 2010

Forum des jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques 2010

Vivez le jour 1 du forum réunissant 60 jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques.
Vivez en vidéo le forum réunissant 60 jeunes ambassadeurs de la francophonie des Amériques qui se tient 7 au 17 août au Nouveau-Brunswick.

Date de parution : Le 9 août 2010

[Facebook] [Twitter] [Google+] [LinkedIn] [MySpace]

jeudi 10 juin 2010

Pascal Lejeune remporte le prix de l'Académie Charles Cros en France

Vitrine de Pascal sur la scène Découvertes au Festival Alors... Chante ! de Montauban, jeudi 13 mai 2010.
Vitrine de Pascal sur la scène Découvertes au Festival Alors... Chante ! de Montauban, jeudi 13 mai 2010.
L'artiste acadien Pascal Lejeune fut l'un de mes premiers coup de coeur à paraître dans ce blogue. Originaire de Pointe-Verte au Nouveau-Brunswick, Pascal Lejeune a remporté en mai dernier le prix Coup de coeur 2010-2011 de l'Académie Charles Cros. Ce prix lui permettra de faire une tournée de 250 lycées français au cours de la prochaine année. L'Académie Charles Cros remet à chaque année des prix Coup de coeur à des artistes de la francophonie, dont un provenant des Amériques. Pascal Lejeune a reçu son prix lors de sa participation au festival « Alors...Chante! » à Montauban, France qui est devenu un festival d'émergence majeur dans le panorama de la Chanson francophone, point de passage de plus en plus recherché par les artistes, et de plus en plus fréquenté par les professionnels. Pascal Lejeune sera en spectacle au Francofolies de Montréal le vendredi 11 juin, à 21 h, à l'Espace vert Desjardins (175, Ste-Catherine ouest). Bravo Bravo Pascal !

Date de parution : Le 10 juin 2010

[Facebook] [Twitter] [Google+] [LinkedIn] [MySpace]

mardi 1 juin 2010

L'AAAPNB a 20 ans !

AAAPNB
Je me rappelle que l'idée d'une association des artistes avait germé dans la tête du photographe Roger F. Cormier qui était à l'époque trésorier de la SANB et c'est moi (directeur général adjoint) qui avait la douce tâche de rédiger le projet auprès du Bureau du Québec qui avait un fond de tiroir. Très vite les artistes du Nouveau-Brunswick se sont pris en main et ont vu l'intérêt de se regrouper au sein de l'Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick. J'ai le souvenir de l'enthousiasme d'un René Cormier qui siégeait sur le comité provisoire et aussi du plaisir de participer au sein d'un un premier conseil d'administration et de travailler avec des gens formidables telle Christiane St-Pierre, France Daigle, Roland Bryar, Bertrand Dugas, Ronald Fournier et plusieurs autres. Plus tard lors de mon passage à la direction générale de la Fédération culturelle canadienne-française, j'ai eu la chance de travailler encore de très près avec la belle gang du Nouveau-Brunswick en particulier Jeanne Farrah. Je vous suis maintenant de trop loin hélas, mais vous avez encore une grande place dans mon coeur. Je vois souhaite un très beau 20 ans...

Date de parution : Le 1 juin 2010

Pour en savoir plus


[Facebook] [Twitter] [Google+] [LinkedIn] [MySpace]