Blogue d'un Canadien errant

Libre penseur, Sylvio Boudreau erre d'une pensée à l'autre sur divers aspects du Canada français. Que ce soit des coups coeurs pour un artiste, un coup de gueule, une proposition ou pour souligner une belle initiative, ce blogue cherchera à susciter des réactions et un débat.

lundi 29 avril 2013

Les trois questions de Socrate

Socrate
Socrate

Avant de raconter toutes sortes de choses dans les médias sociaux ou l'Internet, il est bon de prendre le temps de réfléchir sur ce qu'on veux publier.

Socrate, philosophe de l'Antiquité, nous propose trois filtres sous forme de question : 

Le premier filtre est la Vérité. T'es-tu assuré de manière absolument certaine que ce que tu vas me dire est vrai?

La deuxième filtre est celui de la Bonté. Est-ce que ce que tu vas me dire est quelque chose de bon?

La troisième filtre est celui de l'Utilité. Est-ce que ce que tu vas me dire me sera utile?

Conclusion : Si ce que tu veux me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, alors pourquoi me le dire?



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jeudi 25 avril 2013

En Ontario : École en français vs immersion

J'ai baigné toute ma vie dans un milieu majoritaire francophone, cependant j'ai une bonne partie de ma famille qui a dû déménager en Ontario pour trouver un travail régulier. La première génération a gardé sa langue française, la deuxième est naturellement bilingue, mais rien n'est certain pour la troisième génération qui dans la plupart des cas est issu de familles exogames. 

Perpétuer la langue française à cette troisième génération dépendra en grande partie de la langue parlée à la maison et du choix de l'école. Le choix de l'école n'est pas seulement lié à une langue, mais à un contexte culturel.

Au-delà de l'aspect académique, les écoles de langue française permettent aux élèves d'évoluer dans un contexte culturel francophone, de pratiquer des activités qui promeuvent leur langue, et leur donnent la chance d'atteindre un bilinguisme de très haut niveau.

Éducation en langue française en Ontario a produit une capsule d'information détaillant les différences entre l'éducation en langue française et les programmes d'immersion offerts dans les écoles de langue anglaise.




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mardi 28 août 2012

70 tactiques de sabotage d'un projet

Étapes d'un projet
Visionner

J'en au vu de toutes sortes dans ma vie professionnelle. Je partage avec vous quelques tactiques malicieuses dont j'ai malheureusement été témoin.

Vous voulez éviter le sabotage de vos projets; surveillez les tactiques suivantes :

Crédibilité

  • Répéter fréquemment «Ça ne marchera pas»
  • Faire semblant de n'avoir jamais entendu parler du projet
  • Faire circuler la rumeur que le porteur du projet est incapable de le réaliser
  • Salir la réputation du promoteur du projet
  • Mobiliser des gens contre le projet
  • Lancer un projet similaire en même temps
  • Le produit final ne correspond pas aux attentes des utilisateurs

Communication

  • Faire une annonce de lancement et ne rien faire par la suite
  • Garder l'information pour soi
  • Donner de l'information en grande quantité et non en qualité
  • Fournir des nombreuses informations inutiles
  • Donner un mauvais numéro de téléphone ou courriel
  • Ne pas donner de réponse aux questions qui vous sont posées
  • Diffuser de l'information confidentielle sur le projet
  • Manipuler les faits sans vérification
  • Faire l'annonce de votre projet dans des médias qui ne desservent pas votre clientèle cible
  • Négliger les médias sociaux

Gouvernance

  • Ne pas nommer de chef de projet
  • Changer fréquemment le responsable du projet
  • Convoquer une réunion à la dernière minute
  • Convoquer une réunion l'été
  • Faire les rencontres dans des lieux éloignés
  • Obliger des porteurs de projets concurrents de travailler ensemble
  • Donner aux projets des objectifs irréalistes
  • Changer les priorités
  • Donner à la personne responsable trop de projets à gérer en même temps
  • Mettre comme responsable des gens qui ne croient pas au projet
  • Mettre comme responsable une personne incompétente
  • Semer des conflits entre les individus
  • Diviser pour mieux régner
  • Ne pas impliquer les utilisateurs finaux dans le projet
  • Quand ça n'avance pas, jeter la faute sur quelqu'un d'autre

Mise en oeuvre

  • Mettre en place un comité qui va étudier indéfiniment la question
  • Mettre en place des consultations au lieu de débuter le projet
  • Faire les consultations l'été
  • Changer souvent les devis ou objectifs du projet
  • Donner un échéancier de réalisations trop court
  • Étirer le projet sur une période trop longue
  • Retarder volontairement certaines étapes d'un projet
  • Cultiver la procrastination à différentes étapes du projet
  • Cumuler les projets laissés en chantier
  • Ne pas faire de suivi d'étapes du projet
  • Ne jamais ajuster le projet et s'en tenir au plan initial
  • Ne pas valider les besoins des bénéficiaires du projet
  • Cahier de charges incomplet
  • Ne pas prévoir de réponses aux questions et préoccupations des opposants
  • Ne pas avoir de plan B
  • Ne pas impliquer ou informer les partenaires
  • Ne pas prévoir les suites au projet

Administration

  • Formulaire de demande long et complexe
  • Mettre en place des procédures administratives lourdes et compliquées
  • Demander de nombreux rapports
  • Augmenter la quantité de paperasses administratives
  • Utiliser un langage spécialisé dans les formulaires de demande
  • Demander de nombreux détails pour allonger le temps de préparation d'une demande
  • Ne pas suivre les procédures administratives

Financement

  • Transférer les demandes d'aide d'un bureau à l'autre
  • Mettre ensemble les différents bénéficiaires d'aide financière et leur demander de s'entendre sur la répartition du financement des projets
  • Mettre en place plusieurs paliers décisionnels en s'assurant que le projet ne passe pas à l'un des paliers
  • Retarder les paiements
  • Accorder un financement insuffisant
  • Remboursement des dépenses après la fin du projet causant un problème de liquidité
  • Ne pas respecter ses engagements financiers
  • Détourner du financement

Technologie

  • Exiger une solution universelle «ACME»
  • Utiliser des données ou équipement non-standard
  • Utiliser d'une technologie déficiente ou mal adaptée
  • Mauvaise interface utilisateur
  • Ne pas faire de copie des données
  • Violation de la propriété intellectuelle

Et vous, connaissez-vous d'autres tactiques à surveiller ?



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vendredi 17 août 2012

Langues officielles : Citoyens prenez votre place !


 « Prendre notre place pour affirmer notre existence plutôt que de revendiquer notre droit d'exister »

 

Cet été, le gouvernement du Canada consulte la population au sujet des langues officielles au pays. Il vous invite à lui parler des défis que vous rencontrez dans votre lutte pour vivre en français. Parlez de vos priorités, de vos besoins. Il vous propose de prendre 10 minutes pour raconter votre histoire; ça m’a pris 5 heures pour préparer ma réponse dont voici le texte intégral :

Question 1 - Quels seraient, selon vous, trois enjeux à prioriser afin de mettre en valeur la dualité linguistique et sensibiliser les Canadiens aux avantages et bénéfices de nos deux langues officielles?

Ma réponse :

1. Le renforcement des communautés francophones
Le gouvernement de concert avec les organismes communautaires se doit d'appuyer la vitalité des communautés francophones et l'usage du français partout au pays. Cela est possible notamment par un appui aux organismes et institutions; par un accès par les francophones et francophiles à une vaste gamme d’activités et de services en français; par des programmes de soutien au développement culturel, social et économique; par l'accès à une éducation en français de la petite enfance au postsecondaire; ainsi qu’un soutien au recrutement, à l’accueil et à l’intégration d’immigrants de langue française.

2. La francophonie une richesse
Le fait français ajoute à la diversité du pays, enrichie la culture canadienne, nous distingue de notre voisin les États-Unis et nous ouvre une porte à la francophonie mondiale. De par sa situation de langue minoritaire en Amérique du Nord, le gouvernement canadien se doit de favoriser et d'encourager l'usage de la langue française dans ses institutions, mais aussi dans la vie communautaire partout au pays. Il est essentiel de promouvoir de façon prioritaire cette langue afin qu'elle ne se perde pas au détriment de l'anglais. 

3. Une obligation législative
De par sa Loi sur les langues officielles, le gouvernement canadien a une obligation à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la société canadienne. Il incombe aussi à toutes les institutions fédérales de veiller à ce que soient prises des mesures positives pour mettre en oeuvre cet engagement. Je pense que le gouvernement canadien doit assumer son rôle d'une façon proactive et responsable et même de réparer les tords du passé.

 

Question 2 - Quels seraient, selon vous, trois enjeux à prioriser afin de contribuer à l'épanouissement social, économique et culturel des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM)?

Ma réponse :

1. La consolidation et à l'enrichissement du réseau d'organismes
Les organismes francophones étant l'un des catalyseurs d'une vie communautaire en français dans les différentes régions du pays, il faut assurer un financement adéquat au fonctionnement et à la programmation des organismes. Il faudrait également pouvoir appuyer de nouveaux organismes à mesure que les différents secteurs d'activités se développent.

2. Visibilité des communautés dans les médias
Pour exister, il faut être visible. La présence des communautés francophones dans les médias à l'échelle canadienne, y compris les nouvelles technologies est une nécessité. Par exemple, il faut appuyer des chaînes télés tel Radio-Canada, TFO, TV5 et Accents; encourager la production télévisuelle issue des régions; appuyer les médias communautaires (radio et journaux); maintenir un programme de soutien à la production télé/radio francophone en région; favoriser l'accès à toutes les chaînes francophones canadiennes sur les services de base des cablôdistributeurs; faire la promotion d'artistes dans les médias; investir dans les contenus en français sur Internet et le développement d'applications en français (App Mobile, Web)...

3. Langue-Culture-Identité, pilier de la francophonie
Les arts et la culture participent pleinement au développement de la société canadienne par la réflexion créative qu'ils suscitent et l'esprit d'innovation qu'ils favorisent. Il faut donc promouvoir les arts et les activités culturelles afin de faire la promotion de l'identité et affirmer la présence francophone au sein des communautés, y compris auprès des francophiles. Par exemple, en appuyant d'une façon prioritaire les programmations culturelles, l'accès aux oeuvres et produits culturels en français et la création artistique. Il faut également appuyer d'autres initiatives comme le tourisme culturel, l'intégration culturelle en milieu scolaire, les grands rassemblements francophones comme les jeux Franco-ontariens... D'autre part, l'accès à une éducation en français de la petite enfance jusqu'au postsecondaire ainsi que l'accès à des centres de services en français telle en santé est également nécessaire à une vie en français.

 

Question 3 - Quels sont les défis liés à l'amélioration de l'accès et de la qualité des services (ex. santé, justice, éducation, immigration) dans la langue de la minorité, au sein des communautés en situation minoritaire?

Ma réponse :

1. Consolidation du réseau d'organismes
Les organismes et institutions francophones ont un mandat colossal directement relié au maintien de la vitalité des communautés et l'offre de services en français. Depuis plus de 30 ans, on continue à souligner le manque de financement, le besoin de formation, l'épuisement professionnel, le besoin de soutien aux bénévoles, le partage d'expertises et autres.

2. Se doter d'infrastructures
Pour matérialiser une communauté, il est important de se doter d'institutions qui permettent des lieux de rassemblement et d'activités. Par exemple des écoles, salles de spectacles, bibliothèques, galeries d'art, salles communautaires multifonctionnelles, des lieux de création et de diffusion, garderies, des centres de services en français, etc.

3. Accès à une éducation en français
Assurer l'accès à une éducation en français de la maternelle au postsecondaire. Par exemple par le biais des ententes fédérales-provinciales/territoriales qui favorise la construction d'écoles, la formation de professeurs, la mise en place de structure d’accueil des nouveaux parents, l'animation culturelle, des programmes d'initiation aux arts et la culture franco-canadiennes dans les écoles; mais aussi le développement de programmes Langue-Culture-Identité.

4. Plus grande présence médiatique de nos communautés
Le Canada c'est un pays étendu sur un vaste territoire et les médias contribuent à donner une visibilité aux différentes communautés. Malheureusement des institutions tel Radio-Canada ont de la difficulté à présenter la diversité régionale de nos communautés. On assiste encore trop à une « montréalisation » des points vues, les contenus régionaux sont souvent vus que dans les régions d'où ils sont issus et n'ont pas accès à une visibilité nationale. Au niveau de l'Internet, les contenus des principaux portails commerciaux (Sympatico, Canoe, Yahoo, MSN, Google Actualités, Radio-Canada) présentent la réalité soit américaine ou québécoise; il y a peu de place pour la francophonie canadienne.

5. Vaincre les distances
L'éparpillement des communautés franco-canadiennes sur un très grand territoire est un défi de taille. Il faut favoriser bien sûr les activités locales, mais aussi permettre, par exemple, la mobilité des ressources humaines; les tournées d'artistes ou d'expositions; l'échange d'enseignants; les prêts de personnes ressources; l'aide à la mobilité et les tournées d'artistes; des programmes d'artistes en résidence dans les écoles francophones et/ou d'immersion; des programmes d'échanges.

 

Question 4 - Comment selon vous, peut-on assurer une plus grande efficience dans la livraison des programmes dédiés aux langues officielles?

Ma réponse :

1. Livraison des services en français par les organismes et institutions francophones
Les organismes et institutions francophones sont les principaux prestataires de services en français auprès des communautés francophones. Ils assument en effet un rôle primordial dans la vitalité de la francophonie canadienne. Par conséquent, le gouvernement fédéral devrait les considérer comme des partenaires privilégiés en leur fournissant des ressources adéquates.

2. Ciblée les communautés de langue officielle CLOSM
Afin de pouvoir rendre compte avec justesse de l'appui des ministères et agences fédérales dans ses programmes et financement. Ajouter un critère d'identification CLOSM en ce qui a trait aux projets visant ces communautés. Cela permettra également au gouvernement fédéral de mesurer avec plus de précision ses contributions et de mettre en place des correctifs ou des mesures incitatives auprès des agences qui ne remplissent pas adéquatement leur mandat envers les CLOSM.

3. Allègement des contraintes bureaucratiques
Au cours des 10 dernières années, le gouvernement fédéral a augmenté la quantité de paperasses nécessaires au suivi d'une aide financière. Il serait peut-être nécessaire de mettre en place un mécanisme communauté-gouvernement qui veillera à faire des recommandations précises afin de réduire les tâches administratives liées à l'obtention de financement, par exemple en standardisant les formulaires de demandes et rapports d'activités, en simplifiant les étapes liées aux différents versements des subventions de fonctionnement et de projets, en accordant un financement pluriannuel et en établissant un calendrier réaliste de traitement des demandes d'aide. Sans néanmoins réduire les attentes au niveau de la mesure des résultats, cela permettrait aux organismes de se consacrer plus à la livraison de services qu'aux tâches administratives. D'autre part, il est inacceptable que des réponses gouvernementales pour des projets devant se dérouler entre avril 2011 à mars 2012, soient données en septembre 2011, voir en janvier 2012, à quelques mois de la fin de l'année financière.

4. Reconnaissance de l'expertise de certaines agences et sociétés d'État
Comme d'autres, je crois qu'une amélioration de la gestion de la Feuille de route passe par la reconnaissance de l'expertise de certaines agences et sociétés d'État (CAC, CNA, SRC, ONF, Téléfilm, Musicaction, APECA, FedNord, etc.) qui sont pleinement en mesure de développer et de porter de nouvelles initiatives tout en assurant une consultation active de la communauté et une transparence impeccable.

5. Réduction des unités gouvernementales
La multiplication des unités gouvernementales qui participent à la gestion de la feuille de route (SLO, DCI, PALO) contribue à une confusion générale sur le terrain, créant un monde de Kafka. La simplification des mécanismes de gouvernance et de surveillance serait souhaitable. Par exemple, un comité de coordination des initiatives interministérielles et une obligation des institutions fédérales de déposer des rapports liés aux résultats auprès du Conseil du Trésor pourrait être suffisant.

6. Faire preuve de transparence
Le gouvernement devrait fournir et rendre publique automatiquement la liste de tous les projets financés auprès des communautés de langues officielles. Actuellement les annonces se font d'une manière individuelle par le biais de communiqués et il est très difficile de suivre d'une façon globale les initiatives financées. Il faudrait fournir dans des rapports annuels et sur le Web le nom des projets, les bénéficiaires, un court sommaire des projets et les montants accordés. Cette liste de projets devrait être aussi compilé par régions et secteur.

7. Éliminer l'ingérence politique
Malheureusement, il y a encore trop d'ingérence politique dans l'attribution des fonds du fédéral. J'ai moi-même vécu l'expérience en 2011-2012 : notre projet a été retenu par un comité d'évaluation, recommandé par les fonctionnaires, mais le ministre a décidé à quelques mois de la fin du projet de ne pas accorder le financement. Sauf pour des raisons grave, un ministre ne devrait pas s'ingérer politiquement dans le processus de sélection de projets. C'est assez frustrant de travailler pendant plus d'un an sur un projet et se faire finalement dire que la ministre refusait de respecter le processus de sélection. D'ailleurs plusieurs organismes m'ont avoué ne plus oser critiquer le gouvernement fédéral de peur de se faire couper leur aide financière.

 

Question 5 - Comment peut-on assurer un impact plus direct de nos investissements aux citoyens?

Ma réponse :

1. Augmenter d'une façon significative les fonds du programme Développement communautaire – Appui aux CLOSM
Étant donné que ce sont les organismes communautaires et les institutions dans nos communautés qui sont appelés à offrir des services et des activités en français aux citoyens, il est important d'investir dans le renforcement de la capacité de ces organismes et institutions afin qu’ils puissent faire le travail pour le bénéfice des francophones. Malheureusement, le Fonds d'appui aux CLOSM de Patrimoine canadien est gelé à 4,5 millions de dollar par année depuis 2008-2009. Pour appuyer un réseau de près de 400 organismes, cela fait en moyenne 11 250 $ par organisme, montant à peine suffisant pour payer le salaire d'une personne pendant 3 mois. À mon avis, ce programme devrait être augmenté substantiellement, voire doublé. Afin d'assurer une stabilité financière des organismes, il faudrait également permettre un financement pluriannuel.

2. Investir dans des projets structurants et favorisant la participation
La priorité de l'aide du gouvernement fédéral devrait être la livraison de services à la communauté. Par exemples : salle de spectacles, tournées d'artistes, guide d'animation culturelle et communautaire, participation citoyenne, appui à la programmation locale d'activités culturelles; communautés de pratiques exemplaires, service d’accueil aux nouveaux arrivants, centre de services en français...

3. Mise en place de fonds stratégiques
La mise en place d'enveloppe pluriannuelle dédiée à des initiatives stratégiques devrait être encouragé. Un fonds stratégique offre plus de flexibilité qu'un programme gouvernemental et permet de répondre à des besoins locaux qui sont différents d'une région à l'autre. De plus, un fonds est moins lourd au niveau administratif qu'un programme gouvernemental et peut être administré directement par une agence. À l'exemple du secteur culturel avec le Fonds de développement culturel et Vitrines musicales pour les artistes des CLOSM (dont il faudrait renouveler les initiatives pour les 3 prochaines années), de nouveaux fonds pourraient aussi être mis en place pour des initiatives spéciales comme le développement touristique culturel, le développement économique, des initiatives jeunesses, l'immigration francophone et autres. De plus, il faudrait être ouvert à des partenariats public-privé-organisme (PPPO) ce qui permettraient d'accroître l'impact de tels fonds grâce à l'effet de levier.

4. Maintenir le Fonds pour l'amélioration de la programmation locale (FAPL)
Le ministre du Patrimoine devrait renverser la décision du CRTC et maintenir le Fonds pour l'amélioration de la programmation locale (FAPL) qui permettait une programmation télévisuelle locale de qualité reflétant les réalités propres aux quelque 250 communautés francophones à travers le pays. Ce fonds a permis, par exemple, à la télévision de Radio-Canada d'améliorer sa programmation locale ainsi que la diffusion de productions indépendantes diffusées dans les stations régionales à l'extérieur du Québec. Ce fonds devrait selon moi, non seulement être maintenu, mais être étendu à la programmation de la radio locale.

5. Programme d'aide au contenu francophone sur Internet
Remettre en place un programme de contenu francophone sur Internet, telle l'ancien Programme Francommunauté virtuelle afin de permettre le développement de contenu et d'applications (mobile et Web) sur Internet.

6. Bonification des ententes fédérales-provinciales en éducation
Offrir un boni de l'ordre par exemple de 5 % dans les ententes fédérales-provinciales en éducation qui comprendrait de nouvelles initiatives Langue-Culture-Identité. Par exemple, un programme d'accueil d'artiste, la préparation d'une trousse culturelle, la mise en place d'un programme d'accès aux activités artistiques.


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