Dieu offre à Adam et Ève le jardin merveilleux d'Eden. Il confie le jardin à Adam qui doit le cultiver. Il peut manger les fruits de tous arbres, sauf d'un, celui du milieu. Mais un serpent entre dans le jardin. Ce serpent est le plus rusé des tous les animaux. Il demande à Ève si elle désirait manger des fruits de l'arbre du milieu du jardin.
Elle répond que Dieu lui interdit d'en manger et qu'ils en mouraient. Le serpent réplique en disant, qu'ils n'allaient pas mourir. Il trompe la femme en disant que Dieu sait que le jour où ils en mangeront, leurs yeux s'ouvriront et ils seront comme des Dieux. Elle croque alors dans la pomme et en donne à Adam. Dieu appelle Adam, qui a peur et se cacha parce qu'il a mangé la pomme. Dieu appelle la femme et la gronde. Il dit au serpent qu'il marchera désormais sur son ventre et à la femme qu'il multiplierait ses peines.
C'est la première désobéisance civile répertoriée dans l'histoire de l'humanité.
La Boston Tea Party fut une révolte politique à Boston, la capitale de la Colonie de la baie du Massachusetts, contre le Parlement britannique en 1773.
Le 16 décembre 1773, soixante Bostoniens nommés Les Fils de la liberté grimpèrent à bord des trois navires (le Dartmouth, le Eleanor et le Beaver) costumés en Amérindiens de la tribu des Mohawks, car ils suscitaient la terreur à cette époque. Silencieusement, entre 18 et 19 heures, ils ouvrirent les tonneaux et jetèrent 342 caisses par dessus bord, puis ils les refermèrent pour les remettre à leur place, vides.
Cet événement suscita de nombreuses réactions de la part de personnalités de métropole et des colonies. Par exemple, Benjamin Franklin maintint que le thé détruit devait être remboursé et proposa de le faire avec son propre argent. Le gouvernement britannique répliqua en fermant le port de Boston. La Boston Tea Party fut l'un des évènements symboliques de la Révolution américaine et annonçant la guerre d'indépendance américaine.
Photo : Une représentation de la Boston Tea Party de 1773
La prise de la Bastille est un évènement de la Révolution française survenu le 14 juillet 1789. Le peuple de Paris était inquiet depuis plusieurs jours, craignant que les troupes étrangères stationnant autour de Paris ne finissent par être utilisées pour réprimer la révolution. Une milice de 48 000 hommes avait été constituée, mais sans armes.
Au matin du 14 juillet 1789, les émeutiers parisiens partent chercher des armes. Dans une atmosphère révolutionnaire, ils pillent l'arsenal de l'Hôtel des Invalides où ils trouvent des armes et des canons mais pas de poudre. Ils arrivent ensuite aux portes de la prison royale de la Bastille pour chercher de la poudre et y retrouvent d'autres émeutiers massés devant la forteresse du Faubourg Saint-Antoine
Les soldats de la garnison de la Bastille et les assiégeants se tirent les uns sur les autres. En fin de journée, la garnison de la Bastille rend les armes, sur promesse des assiégeants qu'aucune exécution n'aura lieu s'il y a reddition. Les émeutiers envahissent la forteresse.
Cet événement est considérée comme marquant la fin de l'« Ancien Régime » et le début de la Révolution française.
Photo : Prise de la Bastille
Par Jean-Pierre Houël (1735-1813) (Bibliothèque nationale de France) [domaine public], via Wikimedia Commons
En avril 1871, le gouvernement du Nouveau-Brunswick dépose son projet de loi 87 visant à rendre les écoles non confessionnelles. La minorité catholique s'oppose à cette loi. Après diverses tentatives infructueuses de contestation de la Loi scolaire de 1871, une émeute éclate à Caraquet (18 janvier 1875). La panique règne dans Caraquet lorsqu'une véritable petite armée se rend un peu partout dans le village pour passer les menottes aux poignets des émeutiers. Une fusillade fait deux morts lors d'une arrestation.
Louis Mailloux, un jeune homme qui perdit la vie lors d'émeutes dans la Péninsule acadienne, devient malgré lui un symbole de la résistance des Acadiens.
is en place à partir de 1948 en Afrique du Sud, l'apartheid (mot afrikaans dérivé du français, signifiant « séparation») était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Tous les individus sont systématiquement catégorisés sur la base de leur appartenance à un groupe racial ou ethnique : blanc, bantous, indiens, métis ... Le mariage est réglementé et interdit entre Blancs et Noirs. Seuls les Blancs bénéficient alors des garanties d'un régime démocratique.
Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC), afin de participer à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid. Le gouvernement de l'Afrique du Sud fin interdire l'ANC. Les luttes pacifique ne donnant aucune résultat, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Arrêté par la police sud-africaine, Mandela est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il fut libéré en 1990. Les premières élections multiraciales se déroulent en avril 1994, débouchant sur l'élection de Nelson Mandela, premier président noir de la République d'Afrique du Sud. Dans son discours d'investiture, Mandela célèbre la fin de l'apartheid.
Photo : Nelson Mandela bénéficie d'une popularité immense en Afrique du Sud et dans le monde entier.
Par Chaouki Kamboua [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
À Paris, un violent mouvement de protestation étudiante entraîne une mobilisation des salariés et débouche sur une crise politique majeure.
Cette désobéisance civile est caractérisées par une vaste révolte spontanée, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre la société traditionnelle, le capitalisme, l'impérialisme et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place. Enclenchée par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, puis gagnant le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population sur l'ensemble du territoire, elle reste le plus important mouvement social de l'histoire de France du XXe siècle.
Photo : Après la Nuit des Barricades à Paris le 11 mai 1968
Par inconnu GFDL ou CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons
La crise d'Oka est une crise politique qui opposa la nation mohawk aux États québécois et canadien, durant l'été 1990 (11 juillet - 26 septembre).
La tension monte lorsque le maire de la ville d'Oka décide d'accorder un permis à un promoteur québécois afin d'agrandir un terrain de golf et de réaliser un projet domiciliaire. Pour les Mohawks, il s'agissait de défendre simplement des terres revendiquées. La communauté mohawk se mobilise par une campagne de désobéissance civile. Ils érigent une barricade symbolique le 11 mars sur une route sans aucunement en perturber la circulation.
Le tout dégénère dès juillet et c'est la crise. La crise demandera l'intervention de l'armée canadienne après l'échec d'une intervention de la Sûreté du Québec. Pourtant, un gouvernement libéral a accepté de négocier avec des criminels masqués: les Warriors?
Photo: Le soldat Patrick Cloutier et le warrior Brad Laroque, le 1er septembre 1990.
Par Shaney Komulainen, Archives PC
Le « Printemps arabe » est un ensemble de contestations populaires, d'ampleur et d'intensité très variables, qui se produisent dans de nombreux pays du monde arabe à partir de décembre 2010. L'expression de « Printemps arabe » fait référence au « Printemps des peuples » de 1848 auquel il a été comparé. Ces mouvements révolutionnaires nationaux sont aussi qualifiés de révolutions arabes, de révoltes arabes ou encore de « réveil arabe ».
Ces évènements ont commencé le 17 décembre 2010 dans la ville de Sidi Bouzid par la révolution en Tunisie qui a conduit Zine el-Abidine Ben Ali à quitter le pouvoir. D’autres peuples reprennent à leur tour le slogan « Dégage ! » (ou Erhal ! en arabe) devenu le symbole de ces révolutions.
Photo : 2011 Protestations égyptiennes montrant la bannière « Dégage ! »
Par Essam Sharaf [CC-BY-SA-3.0 ou GFDL], via Wikimedia Commons
La grève étudiante québécoise de 2012 désigne l'ensemble des moyens de pression utilisé par des associations étudiantes du Québec (Canada), des étudiants québécois, la Table des partenaires universitaires, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et d'autres syndicats, groupes et personnalités afin de contrer l'augmentation progressive des droits de scolarité universitaire annuels annoncée pour 2012 à 2017 par le gouvernement Charest, passant de 2 168 $ CAN à 3 793 $ CAN : une augmentation de près de 75 % en cinq ans.
Malgré des actions antérieures, la grève a officiellement débuté le 13 février 2012. Il s'agit de la plus longue grève étudiante de l'histoire du Québec. Le 22 mars 2012, à Montréal, une grande marche nationale a réuni une foule parmi les plus importantes dans l'histoire de cette ville. Devant les revendications étudiantes le gouvernement du Québec refuse de revenir sur sa décision de hausser les frais de scolarité.
Manifestation étudiante du 22 mars 2012, à Montréal.
Par Yanik Crépeau [CC-BY-SA-2.0], via Wikimedia Commons
Le « refus obstiné de dialoguer avec les étudiants » du gouvernement Charest a mené tout droit à la crise sociale au Québec. J'en conviens, la gratuité scolaire ça n'existe pas, si ce n'est pas directement de la poche des étudiants que ça vient, c'est de la poche de quelqu'un d'autre par le biais des impôts et des taxes. Un oeuf ça coûte un oeuf, peu importe qui le paie ou le pond. Devant l'ampleur du conflit, j'ai évolué d'une position où j'étais en faveur d'une hausse des frais de scolarité à une sympathie pour la cause étudiante. Je me suis remis dans ma tête de 20 ans et je me suis souvenue que je voulais moi aussi un monde meilleur; un monde différent de celui qu'avaient connu mes parents; un monde qui me ressemblait. Quand on devient adulte, on perd souvent notre coeur d'enfant et en prenant de l'âge on oublie trop souvent nos aspirations de jeunesse. Peut-être que notre société n'a pas les moyens d'offrir la gratuité à l'éducation post-secondaire, mais est-ce qu'on peut au moins s'en parler? L'avenir c'est les jeunes adultes qui vont le faire, alors commençons donc à les écouter au lieu de les materner et leur faire une morale à quatre sous. À mon avis si le gouvernement cherche à iradier la délinquance qu'il s'en tienne à la coruption dans le secteur de la construction, au financement oculte des partis politiques et aux magouilles d'influences auprès des gens au pouvoir. J'ai tellement vue d'abérations dans les décisions de nos politiciens, qu'il m'est difficile de ne pas être cynique.
Le 27 avril 2012
Blogue d'un Canadien errant