Date de naissance : Ville : Vocations :
Photo : Archives des
Frères des Écoles chrétiennes
Conrad Kirouac est le fils de
Philomène Luneau et de Cyrille Kirouac. Son
père est un commerçant
prospère de la ville de Québec.
Conrad fait ses études primaires dans le
quartier Saint-Sauveur à Québec et
entre à l'Académie commerciale de
Québec pour répondre au souhait de
son père. Après de brillantes
études, au grand désespoir de ce
dernier, il décide de s'engager dans les
Ordres des Frères des Écoles
chrétiennes du Mont-Lasalle de Maisonneuve,
où il prend le nom de Frère
Marie-Victorin. Il est doué pour la
pédagogie et se destine à
l'enseignement. Les dirigeants de la
communauté lui imposent de nombreux repos
forcés, à la campagne, à cause
de sa santé précaire. Il se
découvre alors une passion pour la
nature.
En 1905, il enseigne la
composition française, l'algèbre, la
géométrie et la botanique au
Collège de Longueuil. Il consacre ses temps
libres à l'étude de la flore
laurentienne, sujet dont il traite dans ses
premiers écrits. Il établit des
contacts scientifiques avec l'étranger, ce
qui lui permet de sortir de son isolement. À
la fondation de la faculté des sciences de
l'Université de Montréal (1920), on
l'invite à enseigner la botanique. Pendant
plusieurs années, il partage son temps de
travail entre le Collège de Longueuil et
l'Université de Montréal. Il est
déchiré à l'idée
d'abandonner son enseignement auprès des
jeunes ; il devra s'y résoudre en 1923,
lorsqu'il devient secrétaire et co-fondateur
de l'Association canadienne française pour
l'avancement des sciences (ACFAS). Par la suite, il
met sur pied la Société canadienne
d'histoire naturelle. Avec la fondation de
l'Institut de botanique, il entreprend de dresser
l'inventaire de la flore québécoise.
Ce travail colossal donne lieu à la
publication de son uvre maîtresse en
1935, La flore laurentienne. Cet ouvrage
littéraire et scientifique est
utilisé dans les universités comme
outil de référence. Son uvre
lui vaut la reconnaissance de nombreuses
institutions, tant au Canada qu'à
l'étranger. Il assiste à de nombreux
congrès scientifiques à
l'étranger. En 1929, il fait campagne pour
fonder un jardin botanique à
Montréal. En 1936, son projet se
réalise. Il fonde alors le Cercle des jeunes
naturalistes, qui permet à des milliers de
jeunes Québécois de s'initier aux
sciences naturelles. Il participe aussi à la
réorganisation de l'enseignement de la
géologie au Québec, par la
création d'un institut de
géologie.
Le Frère
Marie-Victorin est à l'origine d'un
renouveau de la culture scientifique au
Québec et, grâce à lui, notre
mouvement scientifique a été reconnu
à l'étranger. En pleine
maturité, au seuil de la soixantaine, il
meurt le 15 juillet 1944 à la suite d'un
accident de voiture. Il revenait d'un voyage
d'herborisation. Il venait de recueillir une
nouvelle variété de fougère.
Plusieurs plantes du Québec, d'Espagne et de
Cuba lui ont été
dédiées.
3 avril 1885
Kingsley Falls
Province
:
Québec
Religieux, botaniste et scientifique

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