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Victor C. Goldbloom est issu
d'une famille riche. Il reçoit une
excellente formation classique à
Montréal. En 1945, il complète ses
études de médecine à
l'Université McGill. Par la suite, il y
enseigne la pédiatrie pendant quelques
années. En 1962, Victor C. Goldbloom
débute sa vie publique. Il est élu
gouverneur de l'ancienne Corporation
professionnelle des médecins du
Québec, puis est nommé
vice-président de cet organisme, poste qu'il
occupe jusqu'en 1966.
En juin 1966, il fait le saut
en politique. Il est élu
député de la nouvelle circonscription
provinciale de D'Arcy-McGee. En avril 1970,
après quatre années passées
à l'opposition, il est réélu
et devient le premier membre de la
communauté juive du Québec à
faire son entrée dans le cabinet d'un
premier ministre. Robert Bourassa lui confie alors
la responsabilité du ministère de
l'Environnement. Durant son mandat, Victor C.
Goldbloom instaure la Loi sur la qualité de
l'environnement et organise le Service de
protection de l'environnement. En février
1973, il est nommé ministre des Affaires
municipales, cumulant ainsi deux fonctions
ministérielles. En novembre 1976, le
gouvernement lui confie la Régie des
installations olympiques. Il est ensuite
réélu pour un quatrième mandat
à l'Assemblée nationale, mais cette
fois, au sein de l'opposition officielle. C'est le
10 octobre 1979 qu'il quitte son poste de
député.
Depuis la fin de sa
carrière politique, Victor C. Goldbloom
uvre au rapprochement des communautés
culturelles au Canada. En 1980, il accepte le poste
de directeur général du Conseil
canadien des Chrétiens et des Juifs ; il
occupe ce poste jusqu'en 1987. Il devient alors
président de la section du Québec de
ce Conseil et ce, à titre de
bénévole. De 1982 à 1990, il
préside l'Amitié internationale
judéo-chrétienne. C'est en juin 1991
qu'il est nommé commissaire aux langues
officielles du Canada ; il le demeurera jusqu'au
printemps 1999. Monsieur Goldbloom est membre
fondateur de plusieurs organismes : la Fondation
Jules et Paul-Émile Léger, la
Fondation Jean-Lesage, le Musée des
religions de Nicolet et le Conseil canadien pour le
commerce autochtone. Il assume également la
présidence du Bureau d'audiences publiques
sur l'environnement de 1987 à 1990. Victor
C. Goldbloom obtient plusieurs distinctions
honorifiques dont celles d'officier de l'Ordre du
Canada (1983) et de l'Ordre national du
Québec (1991). Durant toute sa
carrière, Victor C. Goldbloom a
été un rassembleur, il a bâti
des ponts entre les différentes
communautés culturelles du Canada.
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