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Son père,
Amédé Benoît, est d'origine
française et sa mère, Adeline
Duffenais, est de descendance acadienne
(Cheticamp). Enfant, il étudie l'anglais
lors de ses trois années passées
à l'école primaire de
l'Anse-à-Canards. Comme la plupart des
Franco-terreneuviens de l'époque, il apprend
la langue française à la maison.
À l'âge de 12 ans, il est
initié au métier de pêcheur,
qu'il exercera tout au long de sa vie. Il se
procure un violon et commence à jouer dans
les bals, les mariages, lors des réunions
communautaires et familiales.
Émile Benoît
possède une foule de talents, il est une
sorte de touche-à-tout : il est charpentier
et forgeron; il possède aussi des
connaissances en médecine, en dentisterie et
en médecine vétérinaire. Ce
qu'il préfère par-dessus tout, c'est
la musique et le folklore acadien.
Émile Benoît est
père de treize enfants à une
époque où les conditions de vie sont
très difficiles. Il ne pourra se consacrer
entièrement à la musique qu'à
l'âge de 60 ans. En 1973, il gagne son
premier concours de violoneux à
Stephenville. Il participe alors à plusieurs
festivals dont ceux de Cap St-Georges, Une longue
veillée, et de St. John's, le Festival
folklorique de Terre-Neuve et du Labrador.
Grâce à l'aide de Gérald
Thomas, du département de folklore de
l'Université Memorial, Émile
Benoît participe à la plupart des
événements folkloriques d'importance
au Canada. En 1987, il participe au Festival
international de Nantes, en France, et, un an plus
tard, au Jazz Heritage Festival, de la
Nouvelle-Orléans. Il est invité
à se produire en Norvège et en
Angleterre. Il joue très souvent avec des
groupes de musique traditionnelle de Terre-Neuve.
Il fait quelques apparitions à la
télévision et à la radio et
enregistre trois disques : Émile's Dream en
1979, Ça vient du Tchoeur en 1982 et Vive la
Rose en 1992.
Émile Benoît est
un auteur prolifique : on lui attribue plus de 200
mélodies pour violon. Pour plusieurs
milliers de Terre-neuviens francophones, il est un
maillon important entre la culture du passé
et la culture actuelle. En reconnaissance de sa
contribution à la cause des Acadiens, la
Société nationale des Acadiens lui
décerne, en 1988, la médaille
Léger-Comeau. La même année,
l'Université Memorial lui remet un doctorat
honorifique pour sa contribution à la
culture francophone. Le 2 septembre 1992,
Émile Benoît s'éteint à
l'âge de 79 ans. Les francophones de
Terre-Neuve perdent alors un de leurs plus
prestigieux ambassadeurs.
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