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Jeanne Sauvé quitte la
Saskatchewan toute jeune, alors que ses parents
l'envoient parfaire son éducation au couvent
Notre-Dame-du-Rosaire à Ottawa. Elle
étudie ensuite à l'Université
d'Ottawa. Dès lors, elle participe à
de nombreux mouvements de jeunes, dont celui de la
Jeunesse étudiante catholique de
Montréal. De 1942 à 1948, elle
parcourt l'Amérique du Nord et sert de
porte-parole bilingue pour le Mouvement de l'action
sociale. En 1948, elle épouse Maurice
Sauvé et le couple décide de
déménager à Londres, puis
à Paris. Elle travaille comme adjointe au
directeur du Secrétariat de la jeunesse de
l'UNESCO et obtient un diplôme
d'études en civilisation française de
l'Université de Paris.
De retour au Canada en 1952,
Jeanne Sauvé entame une carrière de
journaliste pigiste au service de CBC,
Radio-Canada, CTV et plusieurs réseaux
américains. Elle rédige des
éditoriaux sur l'actualité dans les
grands journaux canadiens, elle est très
active au sein de nombreux organismes, dont l'Union
des artistes, le YMCA, Bushell communication,
l'Institut canadien des affaires publiques et
l'Institut sur la recherche politique. En 1972,
Jeanne Sauvé décide de se lancer en
politique fédérale. Élue, elle
accepte le poste de ministre chargée des
Sciences et de la technologie, devenant la
première femme provenant du Québec
à accéder au cabinet
fédéral. Plus tard, elle est
nommée ministre de l'Environnement et
ministre des Communications. Elle est reconnue pour
son excellente gestion et son leadership.
Le 14 avril 1980, elle est
élue présidente de la Chambre des
communes, devenant la première femme orateur
à la législation
fédérale. Elle préside
plusieurs débats litigieux, dont celui du
rapatriement de la Constitution canadienne et celui
du projet de loi omnibus (légalisation de
l'homosexualité) en 1982. Durant sa
présidence, Jeanne Sauvé
procède à un
réaménagement de la gestion
administrative et financière de la Chambre
des communes. Sa présidence prend fin le 30
novembre 1983, après une longue session
parlementaire tumultueuse de trois ans et
demi.
Le 23 décembre 1983,
elle est nommée première femme
gouverneur général du Canada. Elle
déclare que c'est une percée
importante pour les femmes de tout le pays. Son
mandat commence le 14 mai 1984. En plus de ses
fonctions officielles, elle milite en faveur de la
paix, de l'unité nationale et des jeunes.
Elle sillonne le pays afin de promouvoir
l'unité nationale et de faire
connaître le rôle du gouverneur
général. Pour des raisons de
santé, elle cesse ses activités
publiques et en profite pour créer un fonds
de 10 millions de dollars pour la jeunesse. Durant
sa prestigieuse carrière, Jeanne
Sauvé a été nommée
compagnon de l'Ordre du Canada et commandant de
l'Ordre du mérite militaire en 1984, membre
de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et
médaillée du Centenaire en 1967 et du
jubilé de la Reine en 1977. Le 26 janvier
1993, Jeanne Sauvé s'éteint à
Montréal.
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