Ontario

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Histoire


La présence française sur le territoire ontarien remonte à 1610, lors de la première exploration de la région des Grands Lacs par les Français. Il faut cependant attendre 1701 pour voir apparaître le premier établissement européen permanent avec la fondation, près de Detroit, du fort Pontchartrain (fort Chambly). Des colons viennent s'y établir à partir de 1750. Ils restent sur place lorsque les colonies françaises d'Amérique sont cédées à l'Angleterre le 10 février 1763, à la signature du traité de Paris, par lequel la France cède au Royaume-Uni le Canada et ses possessions à l'est du Mississipi à l'issue de la guerre de Sept Ans.

Le gouvernement colonial britannique met un certain temps avant de s'intéresser au peuplement de la rive nord des lacs Ontario et Érié. Il y est finalement amené lors de la guerre de l'Indépendance américaine, alors que bon nombre de sympathisants à la cause impériale tentent de trouver refuge en Ontario. S'ouvre alors une vaste entreprise de colonisation de la province qui mènera loyalistes américains puis immigrants anglais et irlandais à l'assaut du territoire. Les seuls peuplements français restent ceux de la région de Detroit, de même qu'une population française qui s'est développée, à partir de 1828, quand des voyageurs et leurs familles s'établissent dans les environs de Penetanguishene, à la baie Georgienne.

Dans l'est de la province, les paroisses limitrophes au Québec accueillent des bûcherons canadiens-français à compter de 1810 et ceux-ci s'y enracinent à partir des années 1840. Ils forment plusieurs noyaux de peuplement le long de la rivière des Outaouais, puis vers l'intérieur. Bytown (Ottawa) attire aussi les migrants canadiens-français du Québec, qui participent à la construction du canal Rideau, puis s'intègrent à son industrie naissante. Le nord de l'Ontario est peuplé à partir des années 1880, alors que se développent les réseaux ferroviaires et que commence la prospection minière dans la région qui s'étend de North Bay à Sudbury et Sault-Sainte-Marie, et plus tard Fort William-Port Arthur (Thunder Bay). Le Témiscamingue, un peu plus au nord, se développe au tournant du XXe siècle. Le peuplement des régions plus septentrionales comprises entre Cochrane et Hearst se fera à partir des années 1910.

Les francophones qui s'installent en Ontario cherchent au départ à se regrouper localement. L'appui du clergé permet l'instauration de paroisses catholiques et françaises presque partout où il y a peuplement. Leur organisation est en tout point semblable à celle qui caractérise les paroisses de la vallée du Saint-Laurent au Québec. Divers événements concourent cependant à forger rapidement une identité franco-ontarienne. Retenons la promulgation du Règlement 17, en 1912, limitant l'usage du français à l'école aux premières années du cours primaire, qui ne sera abrogé qu'en 1927. L'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO), l'ancêtre de l'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO), créée en 1910, fait des luttes scolaires son arme de combat. Le journal Le Droit naît de ces luttes scolaires.

L'ACFO, appuyée par les ACFO régionales et ses membres affiliés, reste aujourd'hui le principal porte-parole de la communauté franco-ontarienne. Depuis l'adoption de la Loi sur les services en français (1986), la mise sur pied des conseils scolaires de langue française, d'un réseau collégial en français et d'une université franco-ontarienne figure parmi ses priorités.

Modification : 2013-04-20