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Le 6 mai 2011
BULLETIN RÉSEAU SANTÉ EN FRANÇAIS DU NUNAVUT
Mars 2011
Samedi après-midi jeunesse:
un franc succès !
Les activités
Samedi après-midi jeunesse
, qui ont pris fin au mois de mars dernier, ont connu un
succès retentissant ! Durant neuf semaines, jeux, danses, découvertes et chasses au trésor ont su
faire le bonheur d’une vingtaine d’enfants et de jeunes de la communauté francophone d’Iqaluit.
Mélina Auclair
, la grande artisane de ce projet, a pu compter sur l’appui et la collaboration de l’École
des Trois-Soleils, de la garderie Les Petits Nanooks, de l’Association des francophones du Nunavut,
du Franco-Centre et du Résefan, ainsi que de plusieurs parents et bénévoles.
Le conseil de direction du Résefan tient à remercier chaleureusement Mélina pour son engagement
auprès des jeunes de la communauté : elle nous manquera beaucoup...
Avril 2011
Atelier sur les compétences culturelles et linguistiques
aux compétences culturelles et linguistiques, animée par Hubert Gauthie
Une telle réflexion s’imposait au Nunavut, d’autant plus que legouvernement territorial (GDN) a fait du respect de la culture
et organisée par le Résefan, en
Le 4 avril dernier s’est tenue une session de sensibilisation
et du mieux-être de
tous les Nunavummiut un enjeu majeur de son dernier mandat.
Ces engagements du GDN lancent un défi de taille, notamment aux acteurs des secteurs de la santé
et des services sociaux, dont la diversité de la clientèle exige une adaptation constante de leur
pratique. En effet, le paysage multiculturel du Nunavut est majoritairement formé de populations dites
« à risque », comme les Premières nations, les communautés de langues officielles en situation
minoritaire et les nouveaux arrivants. De là l’urgence de trouver des solutions pour remédier aux
difficultés de communication et de compréhension entre intervenants et patients.
C’est ici que les compétences culturelles et linguistiques entrent en scène. Ces compétences ont été
définies par le présentateur invité comme un « ensemble cohérent de comportements, d’attitudes et
de politiques qui s’intègrent dans un système, une organisation ou entre des professionnels, et qui
habilitent ce système, cette organisation et ces professionnels à travailler de façon efficace dans des
situations transculturelles ». Il ressort de cette définition et de l’ensemble de la présentation de
M. Gauthier deux points importants.
D’une part, il est primordial de lever les barrières linguistiques et culturelles pour garantir non
seulement l’
accessibilité à des services de santé et des services sociaux adéquats et appropriés,
mais aussi la
sécurité, l’efficacité, la qualité et l’équité de ces services.
D’autre part, la responsabilité du succès de la prestation des services est partagée : elle revient tout
autant aux professionnels, systèmes et organisations offrant les services qu’aux communautés. En somme,
la santé du système est l’affaire de tous : chacun de nous doit connaître, comprendre et
valoriser sa propre culture, afin de mieux connaître, comprendre et valoriser celle des autres.
À propos du présentateur
La feuille de route d’Hubert Gauthier est impressionnante. Diplômé de l’École nationale
d’administration publique en 1979, il a depuis suivi plusieurs formations de perfectionnement
en gestion des ressources humaines et participé à différents stages internationaux portant
sur la décentralisation de services et l’organisation de services d’urgence.
Il fut entre autres le président fondateur et premier directeur général de la Fédération des
francophones hors Québec, sous-ministre adjoint du ministère de la Santé et des Services
sociaux et, entre 1999 et 2005, président-directeur général de l’Hôpital général Saint-
Boniface à Winnipeg (Manitoba). De plus, il a siégé à plusieurs conseils d’administration dans
le secteur de la santé et des services sociaux, dont la Société Santé en français.
Monsieur Gauthier mène depuis 2005 des consultations auprès de plusieurs organismes
canadiens sur des questions touchant la santé, les communautés religieuses et les
communautés francophones hors Québec.
collaboration avec la Division de la gestion des services en
français du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse.
Bourse de soutien au perfectionnement de 2011
Le jury du programme de bourses de soutien au perfectionnement a tout récemment dévoilé les récipiendaires de cette année. Cela dit, c’est en quelque sorte la communauté francophone entière qui s’en retrouve gagnante : le Résefan a mis ce programme en place afin de pallier le problème de rétention de professionnels en milieu nordique, une difficulté accrue par le statut minoritaire de la communauté et de la langue française au Nunavut.
Les objectifs du programme
Par son programme de bourses de soutien au perfectionnement, le Résefan vise à :
a) encourager chez les professionnels et intervenants de la santé et des services sociaux du Nunavut le développement de leur capacité d’exercer leurs activités en français;
b) favoriser la rétention dans le territoire des professionnels et intervenants capables de fournir des services en français;
c) rehausser les conditions favorables à l’offre de services en français au Nunavut. Les sommes octroyées doivent servir à défrayer les coûts d’une activité de perfectionnement professionnel offerte en français par un organisme reconnu, ou habilité à offrir l’activité de perfectionnement en question, établi au Nunavut ou ailleurs au Canada.
Les critères du programme
Le jury, formé d’un membre du conseil d’administration du Résefan et d’une professionnelle de la santé, a évalué les dossiers de candidature soumis en fonction de critères précis, dont la pertinence du perfectionnement proposé en regard des compétences actuelles et du parcours professionnel du candidat ainsi qu’en regard des conditions et besoins de son milieu de travail, et les améliorations que ce perfectionnement peut apporter à l’offre de services en français au Nunavut.
Les récipiendaires
Des trois dossiers de candidatures soumis, deux répondaient aux critères du programme et ont été
retenus par le jury.
Le Résefan est fier d’offrir son appui aux projets des candidats suivants :
Le Dr Félix Loui, chiropraticien, pour une formation portant sur l’acupuncture cliniquecontemporaine, offerte par l’Université McMaster, à Hamilton (Ontario).
L’équipe des techniciens et techniciennes du laboratoire de l’Hôpital général Qikiqtani, pilotée par Mme Sonia Marchand,
pour une formation en microbiologie qui a été donnée à Iqaluit Dr Desjardins, del’Hôpital civique d’Ottawa.
La bourse de 5 000 $ a été divisée également entre les deux récipiendaires.
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